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Les Frangins de la France qui pue
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Admin9637
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Message Posté le : Sam 25 Sep - 09:19 (2010)    Sujet du message : Les Frangins de la France qui pue Répondre en citant



Posté le 11/11/09/ à 7h57


Ayant eu souvent l'occasion de lire, un peu partout sur la toile, des affirmations parfois particulièrement graves concernant les gouvernements de la plupart des sociétés occidentales, j'ai jusque-là toujours été relativement sceptique, surtout lorsque la chose est faite dans le cadre des théories du complot (que ce soit sur le Nouvel Ordre Mondial, sur le "satanisme" ou les abus rituels cachés des "réseaux" administratifs, les conspirations élaborées en collaboration avec d'éventuels extra-terrestres etc... je n'ai jamais rien trouvé d'autres que des faisceaux d'éléments trop sujets à la confusion pour que je puisse les considérer avec crédibilité. On pourra, par exemple - dont l'objet n'a pas de rapport direct avec ce topic, du moins a priori - le constater dans une des discussions que j'ai lu ("Satanisme et autres mouvements occultes" - 26 octobre 2009, 16h58). Dans l'intervention qui suit, il au moins deux points sur lesquels je ne peux m'accorder, à savoir tout ce qui touche au Projet MONARCH de la CIA et ce qui a trait au "rapprochement entre Satan et les extra-terrestres" (les deux termes étant pris en compte comme existant réellement). Pour ce qui est du deuxième point comme on peut le voir en date du 05.11.2009, un intervenant rejète en bloc (mais pas radicalement non plus).


Si aucun des satanistes déclarés qui m'aient été donné de rencontrer ou d'étudier ne base ses croyances sur des points similaires à ceux évoqués avec le lien ET (ce qui serait très surprenant dans le cas où cette théorie soit avérée), certains fondaient en revanche toutes sortes d'espoir sur un autre genre de "créatures", qui, elles, ont un degré de réalité qui surpasse à plate couture celui d'éventuels Archontes ET... cf Le Monstre, le Singe et le Foetus: Tétragonie et Décadence dans l'Europe fin-de-siècle, par Evanghélia Stead (extraits)

edit:Jean Lorrain - La Mandragore (cliquez droit+enreg.sous directement- source: serveur ftp Gallica - Bibliothèque Nationale de de France)

Citation :



Pipounet le rusé, le 26 octobre 2009 à 20:04, dit :
Le grand pouvoir psychique de ces êtres est orienté vers le mal, la puissance de domination, le contrôle, le pouvoir. Ils apparaissent avec des cornes et des yeux fendus,se tiennent debout, le corps est sombre, et domine par leur taille largement les humains, exactement comme la représentation de Satan dans la Bible.

Ces êtres font des deals avec les humains, ce qui s'appelait un pacte avec le diable dans le passé.


Si t'as des références bibliques pour soutenir ça, fais moi plaisir...

Pour info, en ce qui concerne l'Ancien Testament le seul "pacte" que Le Shetan (et non pas "Satan" comme "Tartempion") passe, c'est avec Dieu, à propos de Job. Et pour le Nouveau Testament, je peux pas dire, je rechigne toujours à me manger ce torche-fiond; ne l'ayant pas lu, je risque de dire des bêtises (les choses que disent les "Bêtes"), mais dans les ragots qui m'en ont été rapporté ça et là, mis à part le trip de la Révélation de Jean, le seul pacte que "Satan" (et non pas Le Shetan) essaye de passer, je crois que c'est avec un certain Yeshouah, quand ce dernier avait perdu son orchestre et s'en était allé à sa recherche dans le Désert... mais sur ce point je me trompe peut-être.

Pour ce qui est de tout ce qui relève des archontes... je suis pas sûr qu'on puisse être aussi affirmatif à partir d'une simple locution retrouvée dans un texte aussi lacunaire que l'Apoc. de Jacques. L'Hypostase des Archontes est bien plus parlante, j'aurai peut-être l'occasion d'y revenir, mais c'est pas le bon endroit... ET et gnosticisme antique ne vont rien éclairer sur l'histoire des mouvements s'adonnant à la vénération de l'Ennemi,
[....]
Je m'arrête là, mais j'ai d'autres trucs sous le coude. Merci d'avance pour les références bibliques Pipounet





Cette question est suspens jusqu'à nouvel ordre, mais rien n'exclue une suite ni quelques déroutantes surprises. Venons-en donc à notre affaire Evil or Very Mad

Il y a peu, en allant acheter mon hebdomadaire préféré, à savoir Le Canard Enchaîné au moment même où j'écris ces lignes, je m'aperçois tout juste de leur mise à jour... du texte, enfin!!), mon oeil fut attiré indélicatement par l'association du mot, en grasses et grosses lettres" "Pornographie" ou "Pornographiques", avec le portrait d'un haut galoné, à savoir Raymond Germanos (France Soir).

Sur le net, pas grand chose les premiers jours, deux ou trois articles pas plus en rapport avec l'affaire. Ce matin on en avait une petite quinzaine dans les premiers résultats, et là ça commence à se dérouler, donc faut que je me dépèche

Citation :




Pédopornographie - Le général d’armée Raymond Germanos renvoyé devant le tribunal

Isabelle Horlans et Pierre-Antoine Souchard, le mercredi 4 novembre 2009 à 04:01

Ancien chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard, le général Germanos, 68 ans, va comparaître devant le tribunal correctionnel pour détention d’images à caractère pédophile, mettant en scène de très jeunes enfants. Il risque jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Raymond Germanos, ex-patron du Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa), qui fut aussi directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), a été renvoyé le 9 octobre dernier devant le tribunal de Paris. On ne l’a appris qu’hier tant cette affaire sensible avait été menée en toute discrétion. Le général d’armée est soupçonné d’avoir téléchargé sur un site autrichien, entre 2004 et 2008, environ 3.000 images d’enfants âgés de 6 mois à 12 ans, mis en scène par des pervers.

L’affaire a débuté en 2006 lorsque les policiers français ont été alertés, via la structure Europol, par leurs homologues autrichiens. Les enquêteurs étaient parvenus à identifier l’adresse internet de M. Germanos sur laquelle étaient importées photos et vidéos pédopornographiques.

C’est ainsi que le militaire est confondu : les policiers perquisitionnent son domicile et saisissent son ordinateur, mettant la main sur les photos, dont certaines, effacées, seront retrouvées grâce à une expertise du disque dur. Contre toute attente, il reconnaît les faits, sans les minimiser.

La première fois, confiera-t-il, c’est par hasard qu’il est allé sur ce site avant de céder « à une curiosité malsaine », selon ses termes, a rapporté, hier à France-Soir, une source judiciaire. Devant la juge d’instruction Géraldine Rigollot, le prestigieux officier supérieur a raconté avoir traversé des épisodes difficiles, liés à des problèmes de santé, qui l’auraient déstabilisé.

Au cours de cette période troublée, il aurait commis ces faits qu’il a lui-même qualifiés d'« aberrants » devant le magistrat instructeur. Raymond Germanos a été mis en examen en 2008. Le parquet de Paris avait requis son renvoi en correctionnelle, désormais acquis. Il encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
Il a entamé un travail avec des psychiatres

Hier, son avocat, Me Olivier Schnerb, n’était pas joignable et, du côté de l’armée, les commentaires étaient succincts. « Nous n’avons rien à dire, une instruction est en cours », indiquait sobrement un interlocuteur du service communication des Armées.

« Le général Germanos n’était plus d’active au moment où les faits présumés lui ont été reprochés. » (sic) Il semblerait que le militaire ait déjà entamé un travail avec des psychiatres pour tenter de comprendre et de lutter contre ses pulsions.

L’information a été révélée hier après-midi lorsque la défense de l’officier s’est présentée devant la cour d’appel de Paris pour demander un assouplissement de son contrôle judiciaire. Il lui est notamment interdit de sortir d’Ile-de-France. La décision sera rendue le 10 novembre.

Diplômé de Saint-Cyr, le général a commandé le prestigieux 2e régiment étranger de parachutistes (2e Rep). Il a également été sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées. M. Germanos a été membre des cabinets des anciens ministres de la Défense André Giraud et Jean-Pierre Chevènement, avant de diriger les cabinets militaires de leurs successeurs Charles Millon et Alain Richard. Il est Commandeur de la Légion d’honneur.

La pornographie infantile, un fléau mondial


Définie par les Nations unies comme « toute représentation, par quelque moyen que ce soit, d’un enfant s’adonnant à des activités sexuelles explicites, réelles ou simulées, ou toute représentation des organes sexuels d’un enfant, à des fins principalement sexuelles », la pédopornographie est sévèrement réprimée dans de très nombreux pays, et particulièrement aux Etats-Unis et en Europe occidentale.

Depuis l’éclatement de la bulle Internet, ses méfaits se sont démultipliés : on estime que 40 millions de pages Web lui sont consacré, et l’on peut multiplier par deux, même s’il n’existe pas de statistiques précises, le nombre de photos et vidéos qui circulent entre les mains des prédateurs.

Les acheteurs de ces clichés pédophiles, comme le général Germanos qui a reconnu les faits, enrichissent les trafiquants d’enfants. Rien qu’en Allemagne, les policiers avancent le chiffre de 130.000 jeunes filles et garçons soumis à des pratiques sexuelles dégradantes.

Aux Etats-Unis, le trafic rapporterait trois milliards par an aux prédateurs qui, bien que de plus en plus traqués par les cyberpoliciers, semblent poursuivre leurs activités. Les études effectuées sur les victimes démontrent des ravages indélébiles, comme de graves troubles psychologiques et des tendances suicidaires.



Edition France Soir du mercredi 4 novembre 2009 page 11





source: http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/11/04/pedopornographie.html


d'autres liens en vrac:

http://www.20minutes.fr/article/360661/France-Un-general-renvoye-en-justice…

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/11/le-général-germano…

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-general-suspecte-d-avoir-detenu-de…

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Pedophilie-Un-General-en-co…

http://blog.droitfondamental.eu/wordpress/?p=245&cpage=1


(copyright: France Soir. la plupart des exemplaires publiés sur le net, dont celui du site de France Soir étaient tronqué. ça ne signifie rien en soi, dans la mesure où on ne sait dans quel contexte cette photo a été prise... Mes excuses à Mr Jospin si je lui tape injustement l'affiche, mais bon, je suis resté sur ma faim avec Yoyo, ce sera donc de bonne guerre)


Le matin du 10 novembre 2009, je sis tombé sur ce résultat:

Citation :




Cameroun - France : Raymond Germanos s’offrait un million d’euros par dossier en guise de commissions »

Comment un ancien conseiller militaire de Paul Biya avait été démonté par des officiels français retournés contre un affairisme jugé ruineux pour le Cameroun.

Sur le papier, il est loin d’être un général d’opérette. Curriculum vitae impressionnant. Diplômé de Saint Cyr. Ancien sous-chef des opérations à l’Etat Major des armées. Ancien directeur du Service de l’information et des relations publiques de l’armée (Sirpa). Ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (Ihedn). Ancien commandant du prestigieux régiment étranger des parachutistes. Et encore: commandant de la Légion d’Honneur. Plus qu’une distinction. « Chez nous, ce n’est pas un parcours banal. On peut même dire qu’en activité, il était performant », résume un officiel à Paris.

Quel chef d’Etat en Afrique subsaharienne, à la tête ancienne colonie française, ne rêverait pas d’un tel profil pour du counselling militaire? Sûrement pas Paul Biya. Pour certains, ses origines françaises auraient facilité le «recrutement» du général à la retraite Raymond Germanos, par le président camerounais. Comment savoir? Difficile aussi de sonder les modalités d’arrivée et de départ du « consultant » du chef de l’Etat camerounais. Une certitude : le maître-mot de cette relation aura été la discrétion. Marque de distinction de la « Françafrique » : entrelacs de connexions souvent opaques, parfois mafieuses au service de réseaux à prédominance privée quoique ayant, en certains cas, contribué au modelage des rapports officiels entre Paris et les pays de ce qu’on a nommé le « pré carré ».

La « Françafrique » donc. Inspirée, menée et chapeautée par Jacques Foccart depuis De Gaulle. Vigoureusement combattue par des associations de la société civile, à l’instar de « Survie » de feu François-Xavier Verschave et de Odile Biyidi , épouse de Mongo Beti. La « Françafrique » dont des sources informées à Paris disent que ses méthodes auront largement recoupé celles du Général Raymond Germanos au Cameroun. Ironie de l’Histoire : ce sont des officiels français, dont certains au Quai d’Orsay, qui ont, avec une rare détermination, contribué à déconstruire le mythe Germanos au Cameroun. Une guerre sans merci.

Parfum d’affairisme

Les données : des sources bien informées au ministère français des Affaires étrangères prêtent au général français d’avoir longtemps fait valoir auprès du président Biya, des liens supposés privilégiés avec quelques personnalités-clés dans l’entourage du président Sarkozy. Ces prétentions ont inspiré aux adversaires de Raymond Germanos dans les circuits administratifs français, une enquête serrée. Résultat : les présumés appuis apparemment revendiqués par le militaire étaient simplement pulvérisés. Le président Biya en avait été informé. Il est probable qu’après cette « opération démontage », le chef de l’Etat camerounais se soit résolu à prendre ses distances d’avec son conseiller présent dans le secteur militaire.

Entre temps, Raymond Germanos avait déjà irrité quelques - uns des ses compatriotes, déterminés à mettre fin à la Françafrique comme paradigme absolu des relations entre Paris et l’Afrique. Son nom était de plus en plus cité dans des transactions commerciales sur lesquelles flottait, semble-t-il, un parfum d’affairisme. « Il était devenu un redoutable business man au Cameroun et sans doute ailleurs en Afrique. Nous avons par exemple appris qu’il s’offrait un million d’euros de commission par dossier en guise de commissions », se souvient un officiel à Paris, plutôt bien informé. Qui ironise en prévenant qu’il n’a pas pu recouper les données chiffrées. Mais, au vu de sa situation sur l’échelle administrative du Quai d’Orsay… « Le plus difficile à admettre c’est qu’il a fini par faire faire des choix malheureux au Cameroun. Il a par exemple fait acheter du matériel militaire inutilement coûteux aux autorités camerounaises au nom de ses intérêts personnels, contribuant ainsi à détériorer l’image de la France », témoigne une voix autorisée à Paris.

Réforme de l’armée

Signe parmi les moins banals : des langues s’étaient déjà déliées sur place, au Cameroun, durant le processus de réforme de l’armée qui avait connu une étape décisive en 2001, avec la promulgation d’une série de textes consacrant l’inauguration d’une nouvelle ère. « Il avait fini par s’imposer à un moment critique du processus une fois que les projets de textes étaient partis du ministère de la Défense la République, de son vivant… Hasard? A ce qu’il semble, cette réforme de l’armée n’a pas fini de faire parler d’elle. Selon de fiables indiscrétions, une évaluation officielle de la mise en œuvre de cette réforme a été récemment réalisée par des hauts gradés français.

Le document est sur la table de Paul Biya. Depuis quelques mois. Bien avant même que les tourments judiciaires du Général Raymond Germanos, impliqué dans une sombre affaire de pédopornographie, ne fassent la « Une » des gazettes. pour Etoudi », confie un haut gradé ayant pris une part active à l’élaboration de la réforme de l’armée. Et qui croit savoir que dans ce dossier, Raymond Germanos avait su s’allier au général Blaise Benae Mpecke, chef d’état major particulier du président de la République, de son vivant…
© La Nouvelle Expression : Valentin Siméon Zinga
Paru le 10-11-2009 12:24:38





Il n'y avait que 2 réactions je crois, au moment où j'édite ce post, il y en a 17 (http://www.camer.be/index1.php?art=7790)

Citation :




L’affaire pour laquelle Raymond Germanos remonte à l’année 2006. Des policiers autrichiens, au cours d’une enquête, se sont intéressés à un site Internet diffusant des images et vidéos pornographiques, principalement pédophiles. L’enquête a permis de repérer les utilisateurs du site, dont le général Raymond Germanos. La trace de celui-ci a été remontée grâce à l’adresse de son ordinateur. Le général n’a d’ailleurs pas nié les faits. Une perquisition a été faite à son domicile par des policiers français alertés par Interpol et son ordinateur a été saisi. Près de 3 000 photos mettant en scène des enfants ont été retrouvées dans le disque dur de cet ordinateur.

D’après les informations relayées par la presse française, le général Germanos, après avoir reconnu les faits au cours de ses auditions chez la juge, s’est dit prêt à se soumettre à un traitement.





suorce: http://www.rewmi.com/Un-conseiller-de-Paul-Biya-poursuivi-pour-pedophilie_a…

De fil en aiguille, on s'aperçoit que cet éminent haut-gradé serait un de ces "frères" corrompus qui font les choux gras des journaux à sensation et les tonnes de textes des sites et forums anti-conspirationnistes et/ou anti-maçonniques, dans la lignée des Sirven, Pasqua et consors, très influente en France sur le Niçois et le Toulousain (lignée qu'on appelle outre-manche et outre-atlantique, la French Connexion je crois) et surtout en Afrique (on utilise, le terme de "Françafrique" pour désigner la toile de connexions entre ces éminents fils de la Lumière et les dirigeants de certains pays africains; je serai peut-être amené, donc à utiliser le (néologisme?) "françafricain" dans ce sens uniquement, mes sincères excuses pour les habitants de ce continent)

Citation :




Audition du général Raymond GERMANOS, sous-chef opérations à l’état-major des armées (1994-1995)

(jeudi 15 février 2001)

Présidence de M. François Loncle, Président

Le Président François Loncle : Après avoir été adjoint au commandant de la Force d’action rapide en 1993 et 1994, vous avez été, Général Germanos, sous-chef opérations à l’état-major en 1994-1995, avant d’être au cabinet militaire de MM. Charles Millon et Alain Richard. Vous avez été ensuite directeur de l’IHEDN et inspecteur général des armées.

Général Raymond Germanos : Je vous remercie de me donner l’occasion de livrer mon analyse de la situation qui prévalait en ex-Yougoslavie, faite à partir de ma positon de responsable des opérations des armées françaises auprès de l’amiral Lanxade. Ceci explique le terme de sous-chef des opérations qui n’a jamais été très bon, mais on n’a pas trouvé mieux pour montrer la subordination dans ce système.

Le Président François Loncle : Vous étiez numéro deux en quelque sorte.

Général Raymond Germanos : Dans ce domaine-là, dans le domaine général non, il y avait le major général, mais dans le domaine des opérations, j’étais le responsable. J’ai occupé cette fonction du 1er mai 1994 au 1er septembre 1995. A cette date, j’ai rejoint le poste de chef du cabinet militaire du Ministre de la Défense.

Auparavant, je voudrais profiter de cette tribune pour vous donner mon sentiment sur les soldats français et leurs chefs, que je connais bien après près de quarante ans de service, d’autant que pendant de longues années j’ai été impliqué, à un titre ou à un autre, dans les actions des forces françaises. Sur tous les territoires, Golfe, Afrique, Europe, Asie, ils ont été exemplaires, appliquant avec c_ur, mais aussi avec le savoir-faire, que beaucoup de nations nous envient, les directives que chef d’Etat et Gouvernement donnaient.

Dans bien des cas, dans le cadre de nos missions, pour les remplir au mieux, nous avons su prendre et faire prendre les risques jugés nécessaires, sans craindre des pertes, tout en les limitant au maximum, pour que ceux que nous venions aider, dans un contexte multinational ou national, souffrent moins, pour que la violence soit limitée, mais aussi pour qu’à travers nous, la France affirme l’importance de son action et de son rôle avec et face à nos partenaires. Certes, nos actions et nos choix ont été parfois critiqués, mais en tout lieu, en tout temps, nous avons largement assumé les responsabilités que l’on nous avait confiées.

D’autres pays, plus prudents, plus soucieux des conséquences d’actions difficiles face à une opinion publique toujours critique, ont pris des risques moindres, tant il est vrai que les sujets douloureux sont diminués d’autant. Ceci ne nous a pas découragés et ne nous décourage pas, bien que nous soyons conscients qu’agir dans un cadre international, aujourd’hui incontournable, où quel que soit le poids de sa participation chaque nation pèse sur la décision, conduit à des concessions successives. Elles lient parfois les mains des acteurs sur le terrain et leur font prendre des risques considérables, que pour notre part nous avons largement acceptés.

Aujourd’hui, devant vous, je veux commencer par rendre hommage à nos soldats tous grades confondus pour ce qu’ils ont fait dans toutes les zones d’engagement, en particulier en ex-Yougoslavie, comme pour ce qu’ils continuent de faire aujourd’hui. Que l’on ne vienne pas nous dire que nous sommes des adeptes du " zéro mort " aux dépens des populations civiles. C’est pour elles, et c’est normal, que nous avons payé le prix du sang au cours des années écoulées et encore aujourd’hui. C’est notre peine mais aussi notre fierté. Je souhaite, comme beaucoup de mes camarades qu’on nous le reconnaisse !

Je voudrais revenir maintenant plus directement à ce qui intéresse la Mission parlementaire. Lorsque j’ai pris mes fonctions comme responsable des opérations des forces françaises le 1er mai 1994, je venais de passer six mois comme adjoint à la Force d’action rapide. Précédemment j’avais commandé, pendant deux ans, la 11e division parachutiste, de septembre 1991 à septembre 1993. A ce titre, j’avais eu à engager mes unités sur différents théâtres d’opérations : le Cambodge, l’Afrique dont la Somalie et bien sûr l’ex-Yougoslavie.

Le plus étonnant pour moi et mes soldats était de constater la passivité à laquelle nous contraignait le fait d’agir sous casque bleu. Les larges débats sémantiques développés aux Nations unies nous échappaient alors. J’ai, bien sûr, appris à les connaître beaucoup mieux par la suite. Je crois que les Nations unies et les pays qui composent cette organisation, ont pensé que nous n’aurions à conduire qu’une opération de maintien de la paix, sans affrontement majeur en ex-Yougoslavie. Toujours est-il que le ton de l’intervention a été donné dès le début. Si la FORPRONU avait pu être employée dès le début contre les groupes désorganisés qui l’empêchaient de remplir sa mission, peut-être que la situation aurait pu évoluer différemment, mais ce n’était pas dans son mandat et elle n’en avait pas les moyens initialement. De même, la participation de nombreux pays à des niveaux différents d’entraînement et de préparation compliquait l’action sur le terrain. Pour moi, certains n’avaient pas compris le sérieux de la situation. Il n’est que de rappeler l’arrivée d’un contingent sans armement ni équipement pour rejoindre une position de combat.

Lorsque j’ai rejoint mon poste à l’état-major des armées, la situation était largement dégradée sur l’ensemble du territoire de l’ex-Yougoslavie. Les différents belligérants s’étaient équipés en armement et munitions. Les mesures décidées par les Nations unies étaient en place, pour une opération de maintien de la paix, mais ne paraissaient plus adaptées alors, laissant une impression d’impuissance, liée aux conditions d’une intervention multinationale, décisions longues à prendre, veto possible. Le choix des enclaves, celui des regroupements des armes lourdes, qui étaient un atout initialement, présentait alors un danger qui allait devenir réalité un an plus tard.

Jusqu’en mai 1995 et la prise des otages, le décor se met en place : avancées politiques limitées, mais embrasement général évité. Cependant, que de morts et de blessés dans nos rangs ! Les Français ne peuvent pas être taxés de ne pas jouer leur rôle d’interposition face aux Serbes et aux Bosniaques. Il faut rappeler ici que hors accidents, nous devons nos pertes aux deux parties, quasi à égalité.

Malgré cela nos soldats poursuivent leur mission, sans désemparer et en particulier protégent la population musulmane, sans aucune faiblesse. Je veux écarter ici l’accusation globale d’être pro-Serbes portée contre les Français, sans ignorer que les sentiments personnels sont difficiles à analyser. La mission a été remplie sans parti pris, conformément au mandat fixé par les Nations unies.

Quelle était la situation dans les semaines qui ont précédé Srebrenica ? Je rappellerai d’abord quelques dates qui permettront d’éclairer des affirmations approximatives que j’ai relevées : le 24 mai, prise des otages qui durera jusqu’au 18 juin 1995 ; le 27 mai, pont de Vrbanja ; le 8 juin 1995, mise en place des mortiers lourds français sur le mont Igman (initiative française, sans aucune couverture américaine) ; le 3 juin, annonce à Paris de la création de la FRR ; le 16 juin, résolution 988 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

A compter du 21 juin, début de la mise en place à l’initiative française de la FRR qui malheureusement mettra du temps à arriver au mont Igman. Elle y parviendra fin août. Les derniers éléments lourds, des canons en particulier, sont déposés à Ploce après beaucoup de difficultés le 30 juillet. Il faut pratiquement un mois pour que nous puissions rejoindre le mont Igman compte tenu des difficultés que font Croates et Bosniaques pour le passage de cette force qui venait les défendre.

Je signale ici que l’on a accusé le général Janvier d’avoir négocié avec Mladic non frappes contre otages le 4 juin 1995. Je démens formellement cela. Croyez-vous que c’est en renforçant unilatéralement nos moyens lourds qu’on donnait des gages de soumission à la volonté serbe ? De plus, qui pouvait alors prévoir l’attaque de Srebrenica et les massacres qui suivront ? L’attaque, la chute et le départ de soldats hollandais de Srebrenica ont lieu entre le 6 juillet et le 21 juillet. Srebrenica ne s’est pas terminé le 12 juillet.

Un ultimatum de trois généraux de haut rang américain, britannique et français est lancé le 23 juillet à Mladic après la conférence de Londres le 21 juillet. Je représentais à ce titre la France lors de cet ultimatum. Deux diplomates, un Américain et un Britannique chargés d’établir le compte rendu de la rencontre, nous accompagnaient. Cet ultimatum, dont je n’ai pas encore entendu parler dans les comptes rendus que j’ai vus, sera le déclencheur de la campagne aérienne et annoncera les accords de Dayton. Dernier événement dans cette période, deux pilotes français sont prisonniers des Serbes le 30 août, ils le seront jusqu’au 12 décembre. Le 30 août, c’est bien après Srebrenica.

Ce rappel fait, que se passait-il en ex-Yougoslavie dans la semaine du 3 au 9 juillet 1995 ? Comment se situait Srebrenica dans ce contexte ? Sarajevo, ville symbole et martyre, relevait de la responsabilité directe des Français et était assiégée. Des affrontements violents durant cette période de la semaine précédant la chute de Srebrenica s’y déroulaient entre Serbes et Bosniaques ; ceux-ci tentaient de la désenclaver par le Sud, sans succès. Nos soldats qui étaient à Sarajevo, dans des conditions difficiles, subissaient pressions et agressions répétées de la part des deux parties. Dans le même temps, aucun moyen aérien n’était autorisé à voler.

A Bihac, qui est au Nord de la Bosnie, affrontements et combats se succèdent. L’armée serbe de Krajina combat aux côtés des fidèles de Fikret Abdic, qui est un chef musulman, contre le 5ème corps qui est l’armée régulière des Bosniaques. Des pressions et des accrochages se produisent dans la Krajina. A la suite de cela, 200 000 Serbes quitteront et traverseront le pays pour rejoindre la Serbie.

La pression s’accentue sur les enclaves : Gorazde, Zepa et Srebrenica. Mais c’est là et pour la première fois le 9 juillet après les bombardements du 8 juillet, la prise en otages de 32 puis de 45 soldats hollandais, que nous avons la preuve ou l’indication forte que les Serbes ne vont pas se contenter de contrôler l’objectif initial, la route Sud de cette enclave que tout le monde croyait être le leur, mais qu’ils vont tenter de prendre l’enclave.

Ce jour-là, le 9 juillet, M. Akashi fixe un ultimatum aux Serbes, sans donner de date d’échéance : arrêt de l’offensive ; libération des otages ; retour aux positions anciennes. Les renseignements en notre possession ne permettaient pas alors une idée précise de la situation quelles que soient les affirmations faites ici ou là après la chute de l’enclave.

Le 9 juillet, alors que le 8 juillet des avions étaient déjà en l’air, la FORPRONU demande l’appui des troupes au sol, les met en attente. Ce sont les avions de l’OTAN qui assurent cette mission. La suite vous a été largement développée par les intervenants précédents, dont le général Janvier, en particulier sur la chute et le déroulement de cette chute de Srebrenica. Je vous propose de répondre à des questions si vous le souhaitez sur ce sujet plus précisément.

Je voudrais simplement ajouter un élément sur les frappes aériennes. Le feu vert pour les frappes, pour ce qui était appui au sol, devait être donné par M. Akashi. Pour les frappes dans la profondeur, c’est-à-dire les frappes stratégiques, c’était M. Boutros Boutros-Ghali lui-même qui devait donner le feu vert. L’initiative n’appartenait donc pas aux gens qui commandaient sur le terrain. Ce n’est que le 26 juillet que la délégation est donnée au général Janvier pour ces deux modes d’action.

Le Président François Loncle : Je ne doute pas que les questions seront nombreuses, y compris sur ce que vous avez expliqué sur les événements eux-mêmes pour les raisons que l’on peut imaginer, car le général Janvier a été auditionné à huis clos et parce que nous sommes désireux d’avoir votre version personnelle des faits exprimée de manière publique. Ce qui nous satisfait davantage et je vous remercie d’ailleurs d’avoir contribué au caractère public de nos auditions.

M. François Lamy, Rapporteur : Quelle est la nature des relations entre le sous-chef opérations et un général français quand il est commandant de la FORPRONU ? Quelle était la fréquence, la nature du contact que vous pouviez avoir puisqu’on a beaucoup parlé de double, voire de triple chaîne de commandement ? Peut-on dire réellement qu’il y avait une chaîne de commandement franco-française à ce moment-là ?

Sur les événements de Srebrenica, je voudrais savoir si vous avez été consulté par le général Janvier dans cette période-là.

Concernant l’initiative qu’aurait prise le général Gobilliard de marcher sur Srebrenica, je voulais d’abord savoir si c’était vrai, si vous aviez été mis au courant, si des ordres ont été donnés spécialement au général Gobilliard et de quels moyens il disposait à l’époque pour pouvoir éventuellement marcher sur Srebrenica. Etait-il crédible ou pas de prendre une initiative militaire venant de Sarajevo ?

S’agissant des moyens dont nous disposions sur place à ce moment-là, tout particulièrement les avions, le porte-avions présent avec un certain nombre de moyens, d’hélicoptères, de troupes, était-il possible de votre point de vue d’entamer une action quelconque sur Srebrenica à partir de ces moyens militaires ?

Sur le plan du général Quesnot, qui nous a dit avoir travaillé sur des plans de reprise de l’enclave, ce plan existe-t-il, vous a-t-il été soumis et quelle était votre appréciation sur la faisabilité technique de ce fameux plan ?

Général Raymond Germanos : Sur la chaîne de commandement, il faut savoir que, lorsque nous engageons des unités dans le cadre des Nations unies, ce sont les Nations unies et elles seules qui sont responsables de la conduite des opérations. Avais-je des contacts avec les généraux engagés sur place ? Bien sûr, aucun pays ne peut donner autant de monde, nous avons été plus de 7 000 hommes à un certain moment, sans exiger et obtenir un droit de regard sur leur équipement, sur leur organisation, sur la manière dont seront traités leurs blessés s’il y en a, l’évacuation... Mais en aucun cas nous n’influons sur la décision des engagements et des choix tactiques et stratégiques qui sont pris sur le terrain. Nous avions un commandement des éléments français qui était à Zagreb à l’époque et qui était un relais naturel pour tout ce qui était l’organique de nos forces.

Il est bien entendu qu’en cours de mission je recevais des comptes rendus des généraux sur place, dont le général Janvier. En particulier, c’est lui qui, le 9 juillet, après la décision de M. Akashi d’autoriser les frappes aériennes d’appuis au sol - je le précise car pour plus, il fallait monter à M. Boutros-Ghali - m’a téléphoné pour me rendre compte qu’effectivement on venait d’avoir l’accord pour les frappes d’appui au sol. De la même façon, j’avais des contacts avec le général Gobilliard puisque nous suivions à la minute l’évolution de la situation sur Sarajevo compte tenu des problèmes que nous rencontrions et des nombreux blessés et morts qui, à l’époque, survenaient. Je disposais des comptes rendus des généraux français, mais en aucun cas nous n’avons influencé les décisions d’action sur le plan militaire.

Pour ce qui concerne le général Gobilliard, moi-même quand j’ai appris par votre biais qu’il était parti en direction de Srebrenica, je l’ai interrogé. Il a formellement démenti cette affaire-là car non seulement il n’avait pas reçu l’ordre de le faire, et vous vous doutez bien que dans la situation du moment il avait d’autres soucis sur Sarajevo. Ce qui est arrivé est qu’il a simplement rendu compte, pas à moi puisqu’à l’époque il n’était pas question qu’il bouge, mais semble-t-il dans les discussions qu’il a eues en dehors du milieu hiérarchique normal, qu’il aurait été prêt à partir si on lui avait demandé d’aller faire une reconnaissance, je dis bien une reconnaissance, en direction de Srebrenica. En aucun cas, il ne l’a faite, en aucun cas, il n’a entrepris le moindre mouvement dans ce domaine-là, en aucun cas, nous ne lui avons donné l’ordre de le faire. Ceci dit, il n’avait pas les moyens de mener une action en direction de Srebrenica, il faut bien s’en rendre compte. Il est vrai que l’on a tendance à dire que les soldats de la FORPRONU étaient 30 000...

Le flash de la semaine qui précédait la chute de Srebrenica montre ce qu’était la situation dans la région. Tout le territoire était enflammé, c’est-à-dire les Krajina, Bihac, Sarajevo. Il ne faut pas aussi oublier, bien sûr c’est passé et il est normal que cela ait disparu des pensées, que tout le monde à l’époque parlait aussi de Brcko où les affrontements continuaient. On était inquiet sur ce qui se passait en Slavonie. On ne savait pas comment les troupes croates réagissaient du côté de Mostar où les Musulmans, pris entre les Croates et les Serbes, subissaient à ce moment-là des bombardements importants. L’ensemble du territoire était en feu. Je ne pense pas que le général Gobilliard aurait pu dégager les forces, si tant est que les Nations unies l’auraient autorisé, pour pouvoir partir en direction de Srebrenica.

Pour ce qui est des contacts avec le général Janvier, hors le compte rendu que j’ai eu pour les frappes aériennes du 9 juillet, je n’en ai pas eu au moment des actions avec lui. Je l’ai rencontré le 6 juillet lors de son passage à Paris car, lorsqu’il passait, bien entendu, il venait nous faire des points de situation. Ces points de situation n’étaient pas seulement destinés à la France. Nous avions des contacts en particulier avec les Britanniques avec lesquels nous échangions nos perceptions des événements, et d’autres alliés. Bien entendu, engagés ensemble dans des conditions extrêmement difficiles, nous partagions au niveau de Paris les renseignements que nous pouvions avoir.

Le Président François Loncle : Que vous a-t-il dit le 6 juillet ?

Général Raymond Germanos : Le 6 juillet, il nous a fait le point de la situation telle qu’il la ressentait. Je rappelle que le 6 juillet il n’y avait pas de menace précise sur Srebrenica et ce n’est qu’à partir du 8-9 juillet, encore que, si j’ai bonne mémoire, le 10 juillet on nous a donné un renseignement un peu plus rassurant disant que les menaces d’Akashi portaient leurs fruits, qu’il y avait un semblant de retrait des Serbes. La situation était extrêmement confuse sur zone. Le 6 juillet, nous avons fait un point de situation.

Le Présient François Loncle : Où il était question de Srebrenica ?

Général Raymond Germanos : Oui, il était question de Srebrenica, mais au même titre que les autres enclaves. Zepa était à ce moment-là menacée et les Britanniques commençaient à faire savoir qu’ils ne souhaitaient plus garder Gorazde. Donc, on a fait un point global sur la situation. Ensuite, bien sûr, et vous le savez, il a rencontré le Premier ministre et il a parlé avec lui des mêmes problèmes, je pense.

Pour ce qui concerne les moyens sur place et sur le porte-avions. Le porte-avions nous a servi le 8 juin pour mettre en place sur le mont Igman la section de mortiers lourds. La mise en place de cette section de mortiers lourds a été une initiative strictement française qui a eu ensuite un aval de l’Union européenne, mais cela a été fait en dépit des difficultés que nous avons rencontrées pour traverser l’espace aérien bosniaque puisqu’à ce moment-là le contrôle était fait à partir de l’Italie et que nous n’avions pas eu l’accord pour le décollage de nos hélicoptères et pour installer nos mortiers lourds sur le mont Igman. Ceci a été fait. Cela a été une décision française. Ce sont les avions du Foch qui ont été mis en alerte, qui étaient là pour éventuellement assurer une couverture que nous n’avions pas pu obtenir autrement.

Je ne crois pas que les moyens qui étaient en place sur le porte-avions à ce moment-là auraient suffi à mener une offensive sur Srebrenica. Il y avait de nombreux appareils en Italie si la volonté avait été affichée d’intervenir massivement, mais tel n’était pas l’objectif. Pour intervenir massivement, il fallait l’accord de l’ensemble des nations et de M. Boutros Boutros-Ghali, c’est un point important, mais, les troupes au sol étaient insuffisantes pour le faire.

Enfin, le plan Quesnot. J’ai entendu le général Quesnot dire lors d’une réunion : " Il faudrait sauter sur Srebrenica. Je prendrai la tête du bataillon ". Cela s’est arrêté là comme demande de planification pour ce qui me concerne. Je n’en ai pas reçu d’autre. Nous avons bien entendu développé des modes d’action, mais pour développer les modes d’action, il fallait l’accord de l’ensemble des partenaires qui comptaient à ce moment-là et leurs moyens. Une action aéroportée d’un bataillon excédait largement les moyens de largage dont nous disposions en avions. Il aurait fallu les avions américains et un appui très fort américain. Vous savez comme moi qu’à ce moment-là une action unilatérale aurait pu être considérée comme très risquée par nos alliés car elle aurait pu mettre en danger leurs soldats sur le terrain. Aussi nous fallait-il l’aval de nos alliés qu’en aucun cas nous n’aurions pu obtenir. On l’a vu sur Gorazde peu de temps après.

Le Président François Loncle : Qui a contré le projet du général Quesnot au cours de la réunion à laquelle vous faites allusion ?

Général Raymond Germanos : Je ne me rappelle pas. Nous avons des règles, je ne participais pas en tant que sous-chef opérations à l’ensemble des réunions. Il y avait des réunions où l’amiral Lanxade était seul et d’autres réunions où j’étais en présence du Premier ministre. Lorsque cette idée a été émise, nous avons simplement fait constater que nous n’avions ni les moyens, ni l’accord des autres nations pour la réaliser, et que le choix était politique. On peut toujours larguer du monde, parachuter des individus quelque part, le problème est de leur donner les moyens suffisants pour se battre, mais, et surtout, il faut obtenir l’acceptation des autres nations pour mener ce type d’action. Nous ne l’avions pas. J’ai relu la déposition de M. Juppé, le général Quesnot évoquait la perspective de 50-80 morts. Je n’étais pas au courant de cet affichage de 50 à 80 morts. Le choix politique indiqué par M. Juppé a été de dire que nous ne prendrions pas le risque si j’ai bien lu sa déposition.

Personnellement, je pense qu’il est excessivement difficile de faire un pronostic sur le nombre de morts que l’on aura au cours de telle ou telle opération. C’est très difficile à évaluer, surtout dans ce type d’opération dans laquelle nous n’engagions que des hommes sans aucun appui lourd. Je ne peux pas répondre sur ce point-là.

M. François Léotard, Rapporteur : Premièrement, vous souvenez-vous de règlements écrits de l’ONU sur la nature de l’armement dont disposaient les contingents sur le terrain ? Si c’était le cas, pourriez-vous nous donner ces documents ou dire si vous vous souvenez des limites qui étaient apportées par l’organisation des Nations unies, le département des opérations du maintien de la paix ? Sur la nature même des armements, qu’avait-on le droit de mettre sur le terrain, que n’avait-on pas le droit de mettre sur le terrain ?

La deuxième question est liée à un propos d’un de vos pairs qui a dit qu’il considérait que le général Mladic était fou. Je ne pense pas que ce soit le cas. J’estime que c’est un psychopathe, un paranoïaque, un homme sanguinaire, obsédé par l’idée nationale serbe et nationaliste, mais pas un fou. Je voudrais savoir, puisque vous avez eu des discussions fréquentes avec lui...

Général Raymond Germanos : Une.

M. François Léotard, Rapporteur : ... Une, heureusement une et Dieu merci sans photo. En tout cas une, et c’était votre devoir, j’aimerais savoir ce que vous pensez de l’homme en question qui a donné froidement l’ordre d’assassiner des milliers de personnes.

Troisième question, on évoque dans plusieurs ouvrages et dans des dépositions qui ont été faites devant la Mission d’information une conversation que le général Janvier aurait eue au début de la crise de Srebrenica au moment où il se serait retiré du cercle des officiers qui était autour de lui car on l’appelait. M. Rohde, journaliste américain, laisse entendre que c’était peut-être un appel venant de France. D’autres disent que c’était autre chose. Je pense pour ma part que c’était probablement un appel de Sarajevo. Pouvez-vous nous dire si le général Gobilliard a pu être l’auteur de cet appel ?

Quatrièmement, vous avez été le patron du deuxième régiment étranger de parachutistes, vous avez commandé la division parachutiste, vous êtes un homme d’assaut. Pouvez-vous nous dire un mot sur les opérations d’évacuation qui ont été envisagées de l’ensemble des forces sur le théâtre. Comment ont-elles été étudiées ? Quelle a été la position des autres forces sur le terrain ? Désiraient-elles être évacuées ? Quelle était la nature de l’opération ? Quelles étaient à votre avis les conditions de réussite d’une telle opération dont on évaluait à l’époque les effectifs de l’ordre de 60 000 hommes ?

Enfin, dernièrement, mais c’est une confirmation que j’aimerais obtenir de vous, il apparaît que dans la crise de mai-juin 1995, c’est l’artillerie qui a emporté la décision, c’est-à-dire les canons 155 et les mortiers lourds. Je ne dis pas que l’aviation n’a pas joué de rôle, mais il apparaît que c’est en fait notamment la précision des mortiers lourds et des canons 155 qui a emporté la décision. Pouvez-vous nous le confirmer ? Ce qui semblerait atténuer et mettre un bémol sur l’affirmation américaine du tout aérien. Telle semblait être l’opinion du général Cot qui vous a précédé.

Général Raymond Germanos : Lorsque l’on envoie des forces dans le cadre des Nations unies, ceci implique des définitions de volumes et d’équipements qui sont très précises car il y a des coûts derrière bien entendu. Il est exact que lorsque nos forces sont initialement parties dans les différents engagements, car au même moment elles étaient engagées sur d’autres territoires, nous avons été essentiellement équipés en armement individuel et collectif léger (mitrailleuses). Ce n’est que par la suite et au fur et à mesure des décisions et des initiatives françaises que nous avons pu mettre en place de l’armement lourd (mortiers lourds, canons).

En revanche, il y avait, au niveau des véhicules, des véhicules de l’avant-blindés qui, je signale, nous ont sauvé de nombreuses vies grâce à leur qualité au moment de l’explosion de mines. Il y en avait un peu partout. On avait pu mettre en place également des automitrailleuses légères Sagaie, aux performances très bonnes, mais en nombre extrêmement limité. C’était le seul pion de man_uvre dont disposait le général qui était sur Sarajevo. Ce n’est que petit à petit que l’on a compris que cette confrontation serait plus dure qu’initialement.

Au début, une opération de maintien de la paix s’engage sous le chapitre VI, c’est-à-dire que vous n’avez pas le droit d’utiliser la force. Je signalais tout à l’heure que l’on aurait pu peut-être bousculer un certain nombre de gens au début, tant il est vrai que les premiers contrôles de convois étaient effectués par des groupes dépenaillés sur lesquels on aurait dû passer. Il était en effet extrêmement vexant pour nos soldats et totalement contre-productif pour la population que l’on ravitaillait que quelques ivrognes arrêtent des convois. Les normes d’équipement étaient assez précises. Je n’ai pas les documents, mais je pense que l’état-major des armées peut en disposer.

Chaque opération faisait l’objet d’une discussion pour les équipements et pour les règles d’engagement qui sont extrêmement importantes. Dans certains cas nous ne pouvions pas répondre aux tirs, dans d’autres ils étaient autorisés. Tout ceci faisait l’objet de discussions, sauf en cas de légitime défense où, bien sûr, celui qui est agressé peut se défendre. Cependant, la notion de proportionnalité sur un terrain extrêmement confus comme l’était la Yougoslavie est, je crois, très difficile à mettre en _uvre, mais ces règles d’engagement étaient précises et toutes écrites. D’autres territoires également posent un vrai problème, nous en voyons aujourd’hui des conséquences à Mitrovica.

Mladic fou ? je ne partage pas ce sentiment. Qu’il soit pris de crises de folie, je ne sais pas, mais dans la rencontre que j’ai eue avec lui où je n’étais pas seul, il y avait un général britannique et un général américain et deux diplomates avec moi, nous avons eu des discussions qui montraient que cet homme n’était pas fou. C’est un homme qui avait une grande aura au sein de son armée et qui, au nom de la grande Serbie, a été capable de faire un certain nombre de choses. Il ne faudrait pas que la notion de folie atténue sa responsabilité. Je ne le crois pas fou, mais peut-être sujet à des crises de folie. Il faudrait un psychiatre pour l’analyser, pas moi.

Pour la discussion du 11 juillet, car c’est le 11 juillet qu’elle s’est passée, le soir entre les généraux Janvier et Gobilliard. Elle a eu lieu en français, ce qui a d’ailleurs conduit les adjoints " très fidèles " du général Janvier à rapporter immédiatement cela à leur Gouvernement en disant que le général Janvier prenait ses ordres de Paris. La fidélité n’a pas de limite comme vous voyez !

L’évacuation des forces : il y a eu un plan qui s’appelait 40/104 pour l’évacuation des forces qui était très conséquent, car la notion d’engagement des forces dans le cadre des Nations unies s’accompagne toujours de la volonté d’une limitation des pertes. On peut parfois galvauder cette idée. Franchement nous ne croyons pas au " zéro mort " en France. Tous les chefs militaires ont dû vous le dire. Cela ne va pas avec une intervention militaire. On en viendrait presque à dire : " Protégeons nos soldats et laissons mourir les civils ". Il est quand même plus cohérent que ce soit l’inverse qui puisse arriver malgré tout lorsque nous choisissons de combattre. Aussi lorsque l’on veut dégager des forces, il faut effectivement créer des couloirs, il faut empêcher les harcèlements, il ne faut pas, et surtout pas dans ce cadre européen dans lequel nous étions, qu’un retrait se transforme en déroute, ce qui peut aller relativement vite dans un pays où les routes sont coupées, les ponts n’existent plus.

Les soldats qui étaient en face de nous, mais des deux côtés, aussi bien bosniaques que serbes, avaient l’habitude de leur pays ; ils étaient du temps de Tito totalement équipés pour une défense du territoire avec des stocks d’armements, ce qui explique, comme on l’a vu plus tard au Kosovo, que l’on pouvait ressortir des chars totalement intacts après quarante jours de bombardements. Il existait là une capacité de protection et d’action relativement forte. C’est pour cela que le volume des forces était aussi important, mais en cas de besoin je crois que nous pouvons sortir d’une nasse comme celle-là avec un peu moins d’effectif. Le problème, c’est la population civile. Dans ces cas-là nous sommes en permanence confrontés à la mise de la population civile devant les forces pour protéger les actions militaires. Cela s’est passé d’ailleurs pendant cette période. Selon les principes que nous défendons et dont nous sommes très fiers, nous ne tirons pas sur les populations civiles. Il fallait donc du monde pour éviter les dégâts collatéraux potentiels.

Que s’est-il passé avec l’artillerie ? Il y avait une batterie de mortiers hollandaise sur le mont Igman. Ensuite, nous l’avons renforcée avec les mortiers d’un régiment français qui étaient sur le porte-avions. C’est à partir de ce moment-là que les premiers tirs de rétorsion contre les Serbes ont été effectués. La première destruction d’un canon serbe vient de cette batterie de mortiers française.

Puis il a fallu attendre jusqu’à la fin du mois d’août que la FRR soit opérationnelle, ce qui explique que, pendant l’attaque de Srebrenica début juillet, on ne pouvait pas utiliser les canons pour faire peur ou impressionner les Serbes. Il est exact que toutes les frappes de destruction directe sur les Serbes ont été effectuées par les gros canons de 155 qui, en charge additionnelle, pouvaient tirer quasiment jusqu’à Pale. Toutes ces destructions ont été commises avec un avantage énorme, il n’y avait que peu de dommages collatéraux. Or, un certain nombre de positions serbes étaient toujours installées dans des villages ou à proximité d’habitations. Ceci a donc permis cela. Lorsque j’ai porté l’ultimatum en même temps que les généraux britanniques et anglais, j’ai donné la position de la France qui était que nous n’accepterions pas les attaques des Serbes et que nous détruirions toutes leurs installations, y compris dans Sarajevo. Ce message était celui du Président Jacques Chirac.

Le Président François Loncle : Puisque vous êtes toujours en activité, au sujet du général Mladic, on pourrait en dire autant de Karadzic, comment expliquer qu’il n’ait jamais été arrêté et la timidité de la communauté internationale par rapport à son arrestation ? Celle-ci qui permettrait de le juger et éventuellement de le faire examiner par un psychiatre pour savoir si effectivement il est fou ou non. Pourquoi une telle passivité pendant six ans ?

Général Raymond Germanos : Je ne crois que ce soit de la passivité, ni même de la résignation. Tout d’abord, des conditions avaient été fixées au niveau des tribunaux. La liste des personnes qu’il fallait arrêter était diffusée au début, puis ensuite il y a eu les condamnations secrètes qui ont facilité d’ailleurs le travail. En effet, quand vous diffusez et placardez partout la liste des personnes qui doivent être arrêtés, celles-ci sont relativement prudentes.

En revanche, les actions ont été gênées initialement par le fait qu’il n’y avait pas de recherche autorisée pour aller prendre les gens là où ils pouvaient être. Les conditions étaient que sans les rechercher, en cas de rencontre, au cas où ces gens sortaient de leur repère, ou si l’on -passez moi le terme quelque peu vulgaire- " tombait dessus ", on les arrêtait. Par la suite cela a changé car le TPI a modifié ses règles ; on a pu procéder à l’arrestation d’un certain nombre de gens.

Pourquoi pas Mladic et pourquoi pas Karadzic ? Il faut tout simplement bien se rendre compte de la difficulté de telles actions. Je crois qu’on vous l’a dit, Mladic s’était retiré au milieu d’un corps d’armée en zone américaine. Karadzic, on ne sait pas très bien où il est. Aller chercher ces gens aurait obligé à dire qu’officiellement on investissait la Serbie de Pale et que, malgré les pertes et ce que l’on pourrait subir en dégâts, on irait les rechercher et essayer de les trouver. Je dis les chercher et essayer de les trouver car ce n’est pas si évident quand on sait ce que sont les montagnes autour de Pale. Il aurait fallu une décision unanime des responsables impliqués pour aller les chercher.

Le Président François Loncle : Une décision surtout américaine ?

Général Raymond Germanos : Il aurait fallu notre aval aussi. Nous avons beaucoup poussé au début à une recherche très active. D’abord, il y a eu quelques difficultés au niveau du TPI puisque les listes étaient publiées et il fallait quasi que les gens se présentent. Puis c’est devenu difficile puisque les gens ont pu s’organiser. Il est plus facile d’attraper quelqu’un au début qu’au bout de cinq ans. Ceci dit, je crois savoir, car je ne suis plus en charge, que l’idée de les arrêter n’est pas du tout abandonnée.

Mme Marie-Hélène Aubert : Je voulais revenir sur les frappes aériennes en juillet 1995. Vous avez évoqué la date du 9 juillet. C’est effectivement la date qu’a confirmée le général Janvier concernant une demande dont il a été saisi et qui était acceptée, mais avant, que s’est-il passé ? Il semble que tout de même le colonel Karremans notamment ait demandé à plusieurs reprises des interventions aériennes. Que sont devenues ces demandes ? Vous en avez parlé un peu, mais pouvez-vous ré-expliquer le cheminement ? Par exemple, les Hollandais font une demande à ce moment-là. Que s’est-il passé ? Où allait cette demande et qui la traitait ? Le général Janvier dit qu’il n’a pas été saisi de ces demandes, la seule dont il ait été saisi, d’après lui, c’est celle du 9 juillet qui était quand même assez tardive, tout le monde l’a reconnu, pour pouvoir vraiment infléchir le cours des choses. Qui décidait de ces frappes aériennes ? Comment les demandes circulaient-elles à partir du terrain jusqu’à intervention ? Vous avez dit que le général Janvier avait l’autorisation le 26 juillet. Pouvez-vous ré-expliquer un peu ces processus de décision ?

S’agissant des otages, le général Janvier a confirmé qu’il avait eu un entretien avec le général Mladic le 4 juin pendant lequel celui-ci lui a fait une proposition, à laquelle d’après lui il n’a pas répondu, concernant la libération des otages contre la non-intervention aérienne. Selon vous, la libération des otages a-t-elle eu une influence quelconque sur le cours des choses par la suite ou pas ? Quelle est votre analyse de la situation concernant la libération des otages qui a eu lieu vers le 18 juin me semble-t-il ?

A partir de quel moment avez-vous eu des informations concernant l’ampleur des massacres et de la tragédie qui était en train de se nouer à Srebrenica ?

Général Raymond Germanos : Les demandes de frappes aériennes, d’appui aérien puisqu’il y a deux types de frappes, une immédiate au profit des troupes qui sont au sol et une dite dans la profondeur de frappes plus lourdes. Les demandes pour ce qui est l’appui au sol, normalement, transitent du chef sur le terrain, donc, le colonel Karremans, à son Force Commander qui était le général Rupert Smith à ce moment-là ou son remplaçant puisque le général Rupert Smith était parti en permission le 1er juillet, et, de là, sont transmises normalement au PC du général Janvier qui lui-même doit rechercher l’accord de M. Akashi qui, bien souvent, se retournait lui-même, alors qu’il avait le pouvoir de délégation, en direction de New York pour demander un feu vert. Donc, vous voyez, une chaîne qui était relativement lourde. Je ne peux dire que ce que je sais. Si tant est qu’il y ait eu d’autres demandes, elles ne sont pas arrivées. J’ai eu à consulter en son temps tous les comptes rendus pour les frappes, les mises en alerte et tout cela, je n’ai pas trouvé trace de demandes effectives de ce côté-là jusqu’au 9 juillet.

Je signale que le 8 juillet des alertes étaient prises, mais elles l’étaient automatiquement pour pouvoir frapper au bénéfice de toute troupe qui serait menacée sur le territoire yougoslave. C’étaient des avions de l’OTAN qui étaient en alerte quasi permanente. Je ne peux pas aller au-delà de cela, mais je peux vous dire que le 9 juillet à 8 heures 15 il y a eu la présence aérienne à proximité de Srebrenica de six avions, mais aucune frappe n’a été demandée pour une raison simple, c’est que celui qui devait faire le guidage au sol n’avait aucune liberté d’action et ne pouvait pas assumer sa mission. Quand on frappe près des troupes, s’il n’y a pas la possibilité d’un guidage au sol, à tout moment, nous risquons d’atteindre nos propres amis, ce qui malheureusement est arrivé en d’autres circonstances et d’autres lieux. Il faut donc un guidage au sol.

Le Président François Loncle : Pourquoi n’y a-t-il pas eu cette possibilité ?

Général Raymond Germanos : Parce que le 9 juillet, manifestement, les points d’observation tenus par nos amis hollandais commençaient à tomber les uns après les autres ; ceux qui ont commencé à tomber les premiers sont ceux qui étaient au contact ; il était quasi impossible pour les autres derrière d’agir puisqu’ils récupéraient leurs gens. La confusion commençait à régner sur Srebrenica de façon importante à partir du 8 juillet puisque les premiers bombardements serbes ne sont tombés sur Srebrenica qu’à cette date. Je ne parle pas de la périphérie de l’enclave. Le 8 juillet, on avait peu d’informations alarmistes sur ce qui s’y passait. La seule information grave, transmise par ceux qui étaient sur le terrain, a été la mort d’un soldat hollandais tué par les Bosniaques. Il était 14 heures. Ensuite, dès lors que sur une zone comme celle-ci vous avez un mélange entre civils et militaires, la frappe, si elle n’est pas guidée, peut provoquer de vraies catastrophes. Malheureusement, on ne pouvait savoir ce qui se passerait après.

Vous évoquiez la date du 26 juillet. Je vous ai expliqué le cheminement des demandes d’appui aérien. Si l’on devait effectuer des frappes dans la profondeur, c’est-à-dire par exemple frapper Pale, il fallait remonter avant ce moment-là à M. Boutros-Ghali. C’est une décision plus large et il n’y a plus personne pour guider les avions dans la profondeur, mais c’est une décision qui est politiquement lourde. C’est seulement M. Boutros-Ghali qui pouvait prendre cette décision. La demande du général Janvier transitait par l’amiral Leighton Smith qui donnait son aval puisqu’il était responsable des avions de l’OTAN et qu’il y avait le système des doubles clés, c’est-à-dire qu’il fallait que les deux donnent leur accord en même temps pour que les frappes aient lieu, l’OTAN ne tenant pas à être entraînée malgré elle dans un certain nombre de scénarios.

Pour les otages, pour le 4 juin, je répète avec beaucoup de force que ma conviction intime est qu’il n’y a eu strictement aucune entente entre un général français et Mladic. Que ce soit le général Janvier ou un autre, car n’importe qui à sa place ferait l’objet des mêmes attaques et cela je le regrette. Jamais un de nos généraux français n’aurait négocié une affaire de cette importance et n’aurait eu la capacité de le faire de son propre chef.

Par ailleurs, je vous ai rappelé les dates de mise en place de nos matériels. Quand la constitution d’une Force de réaction rapide est annoncée à Paris par le Président Jacques Chirac, et que l’on met en place dans la foulée des mortiers, c’est bien afficher notre volonté de ne pas négocier et de ne donner strictement aucun gage aux Serbes. Donc, le général Janvier se serait inscrit contre la volonté politique de son propre pays, ce qui est impensable. De plus, à titre personnel, je connais parfaitement cet officier général et je ne l’imagine pas rentrer dans ce type de négociation. Nous avons un certain nombre de principes dans ce domaine, je ne les vois pas transiger à ce stade.

Sur l’ampleur des massacres, malheureusement, nous n’avons pas su rapidement ce qui se passait sur Srebrenica. On m’a parlé de photos aériennes soi-disant prises le 13 juillet par les Américains, qui les auraient eues à disposition. C’est quelqu’un que vous avez entendu qui m’en avait parlé il y a un moment, puisque c’était en 1996. Je dois dire avec force d’abord que je n’ai jamais vu ces photos et que si ces photos ont existé et si elles n’ont pas été publiées, celui qui a pris la décision de ne pas les publier est criminel. Il est évident que si l’on publie des photos où l’on voit des massacres ou des débuts de massacres, elles peuvent déclencher au niveau international, en tout cas au sein des nations, des réactions qui en fait n’ont pas eu lieu car personne ne savait ce qui se passait à ce moment-là. Ce n’est que bien plus tard que nous avons eu les premiers témoignages.

M. Pierre Brana : Vous avez évoqué des points de situation et indiqué notamment que le général Janvier vous avait rencontré le 6 juillet et avait fait un point de situation. Ces points de situation font-ils l’objet d’un compte rendu écrit ?

Général Raymond Germanos : Non.

M. Pierre Brana : Cela reste purement oral, il n’y a aucune trace ?

Général Raymond Germanos : Lorsque le général Janvier vient, nous n’ignorons pas ce qui s’est passé le 5 juillet, ce qui s’est passé le 4 juillet. Il vient et dit qu’il nous confirme telle affaire et quelles sont les options et les orientations reçues. Il fait ce point de situation pour la partie qui concerne la France et n’a pas à rendre compte de son action et de son choix. Il nous fait des points de situation dans la continuité de ce que nous savons. Nous ne faisons pas à ce moment-là un compte rendu écrit, sauf cas particulier.

M. François Lamy, Rapporteur : En revanche, y avait-il des comptes rendus écrits réguliers venant entre autres du général Janvier en direction du Centre opérationnel interarmées (COIA) ou de l’état-major des armées (EMA) ?

Général Raymond Germanos : Non.

M. François Lamy, Rapporteur : Ou recevait-on des doubles ?

Général Raymond Germanos : Non, nous ne recevions pas les doubles des comptes rendus quotidiens, en aucun cas. D’ailleurs, ceci est plus sain. Ainsi nous avons la possibilité de nous faire notre propre idée et de prendre pour nos soldats les positions jugées nécessaires. Si l’on est dans le bain permanent et que l’on est noyé tous les jours par ce qui se passe sur le terrain, très vite nous n’avons plus de liberté d’action et de pensée.

M. Pierre Brana : Un des principaux traits qui ressort des auditions concerne la mauvaise estimation des intentions serbes. Vous-même venez de le confirmer à nouveau. Ces mauvaises informations, d’après vous, viennent-elles des carences ou des dysfonctionnements des services de renseignements ou des documents fournis par ces services, ou d’analyses de terrain erronées faites par les différents commandements.

Pour Srebrenica par exemple, il est surprenant qu’il y ait eu si rapidement une organisation aussi méthodique. Une logistique a été mise en place pour trouver ces camions qui ont amené ces malheureux, cet armement pour fusiller 7 000 personnes, massacrées en aussi peu de temps. Tout ceci demande quand même une logistique forte. J’avoue que je suis un peu impressionné par le fait que la préparation d’une opération d’extermination de cette importance n’ait pas fait l’objet d’informations par les différents services de renseignements britanniques, français ou autres. C’est vraiment pour moi extrêmement étonnant. Que l’on puisse ne pas prévoir une offensive, cela peut se comprendre, mais cette opération d’extermination qui, incontestablement, a demandé des moyens importants au point de vue logistique, soit passée inaperçue de tous les services, cela me frappe beaucoup.

Comment expliquez-vous personnellement cette série de coïncidences tout de même troublantes, l’absence du général Rupert Smith qui était en vacances au moment de ces événements cruciaux, celle de M. Akashi et également le départ de Naser Oric et de ses troupes de Srebrenica avant l’attaque des Serbes ? C’est là toute une série ; les principaux protagonistes sont tous absents au moment crucial.

Lorsque nous avons auditionné l’amiral Lanxade, il nous a expliqué que Srebrenica pouvait être sauvée en 1994, mais pas en 1995. Partagez-vous cette analyse ? Avez-vous une vue ou une analyse différente ?

Général Raymond Germanos : Sur ce dernier point, je partage son sentiment. J’étais son officier opérations. Pourquoi disait-il cela ? C’est qu’en 1994, la situation était moins dégradée, la crispation était moins forte, mais surtout c’est qu’à ce moment-là les Serbes n’avaient pas mis en place une organisation non seulement autour de Sarajevo, mais aussi autour de Srebrenica ce qui explique la difficulté du renseignement. Les unités qui ont été engagées sur Srebrenica ne venaient pas toutes de Pale. Il ne faut pas oublier que c’étaient des enclaves et qu’elles étaient encerclées quasiment par des Serbes. Nous le savions depuis le début.

On savait qu’il y avait des risques, mais je rappelle que, si le général Rupert Smith est parti le 1er juillet, c’est-à-dire à quelques jours de cette chute, c’est qu’il ne pensait en aucun cas qu’il y aurait des attaques aussi massives, à moins de prêter une idée machiavélique, chose que je ne ferai pas, envers un officier général ami. Lui était parti, mais je peux en ajouter un autre, l’adjoint britannique du général Janvier parti aussi à ce moment-là. Cela, c’est uniquement un peu pour alimenter le débat. Je ne crois pas qu’à ce moment-là il y a eu une prévision d’attaque. Je n’imagine pas le général Rupert Smith quitter son poste s’il avait senti une tension très forte, et c’était le 1er juillet.

Je rappelle également que les analyses du mois de juin disaient qu’il y aurait des affrontements autour de Srebrenica, mais pas que les Serbes prendraient cette enclave car la crainte des rétorsions est trop forte. Le contraire s’est produit.

Les Nations unies n’ont strictement aucun système de renseignement. Comment voulez-vous qu’elles organisent un système de renseignement ? Les renseignements que l’on avait étaient ceux que l’on pouvait obtenir ou que nos alliés, en particuliers américains, pouvaient nous donner car ils ont un certain nombre de moyens satellitaires dont nous ne disposons pas. Ce renseignement a été partagé, mais Srebrenica était au c_ur des unités militaires serbes.

Pour tuer un homme, une balle suffit. Ce n’est pas une logistique énorme. Une grande partie des 7 000 hommes qui ont été abattus, semble-t-il, car là aussi c’est l’Histoire qui, petit à petit, nous dira la réalité des choses, faisaient partie des groupes d’hommes, certains armés, qui ont essayé de traverser et de partir, et qui ont été piégés et malheureusement trompés. Les Serbes leur ont fait croire qu’ils allaient respecter les lois de la guerre et ils les ont abattus et massacrés. C’était excessivement difficile de savoir. Le regret est que, lorsque ces massacres ont débuté, cela n’ait pas été porté à la connaissance de la communauté internationale, si quelqu’un savait qu’ils avaient débuté.

Pour l’absence du général Rupert Smith, je pense avoir répondu. Pour M. Akashi, j’ignore l’emploi du temps de ceux qui étaient à la direction des Nations unies, ils ne rendaient pas compte de leurs vacances. Nous sommes nous aussi un peu étonnés d’avoir constaté que Naser Oric a été changé à la tête des unités bosniaques. Lui-même a largement déclaré qu’on l’avait fait quitter Srebrenica car on voulait que Srebrenica tombe. Le " on " c’était Izetbegovic. C’est lui qui le dit, ce n’est pas moi. Nous avons été étonnés de voir le chef militaire qui était respecté sur place, avec un certain nombre d’unités qui se tenaient relativement bien, quitter avec son état-major Srebrenica. Nous en avons été pour le moins surpris. On pouvait penser que les Hollandais, vulnérables, soient aidés dans leur mission d’interposition entre Musulmans et Serbes. On pouvait aussi supposer que, même si au début les Hollandais s’étaient opposés à la reprise des armes lourdes, ils auraient laissé les unités bosniaques s’équiper. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé. Mais équiper quelles unités ? A ce moment-là, il n’en restait pas beaucoup sur Srebrenica.

Le Président François Loncle : Quel crédit accordez-vous à l’idée que le Président Izetbegovic voulait que Srebrenica tombe ?

Général Raymond Germanos : Je ne peux pas faire une thèse sur ce que peut penser un chef d’Etat ni porter de jugement sur la pensée de M. Izetbegovic à un moment où son pays était en construction et où, malgré tout, sur Sarajevo, il y avait l’échec d’offensives pour désenclaver la ville par le Sud. Je constate simplement que Srebrenica a été aussi le lieu de déclenchement de la prise de conscience par le monde entier de ce dont étaient capables les Serbes et de là part un durcissement de la position internationale, ce qui a entraîné d’ailleurs la création de l’Etat bosniaque. En aucun cas je ne me permettrais de porter un jugement sur la pensée de M. Izetbegovic à ce moment-là. N’ayant pas les moyens de le faire, je ne le ferai pas.

Mme Marie-Hélène Aubert : Quand avez-vous été informé du départ de Naser Oric ?

Général Raymond Germanos : C’est arrivé très tard d’après mes souvenirs car je n’ai aucun élément écrit me permettant de le dire précisément. Il nous a été signalé, mais par le biais naturel des comptes rendus du bataillon hollandais, qu’il n’assistait plus aux réunions ; sans savoir où il était parti. Après, nous avons su qu’il était à Sarajevo et faisait des déclarations.

Mme Marie-Hélène Aubert : C’était en juin ?

Général Raymond Germanos : Oui. Je ne connais pas la date exacte.

Le Président François Loncle : Le départ de Naser Oric, c’était une décision politique, pour les autres c’étaient des congés payés.

Général Raymond Germanos : Monsieur le Président, je n’ai pas dit cela.

M. François Lamy, Rapporteur : Nous disposions des moyens de reconnaissance aérienne sur place, qui prenait la décision de les engager ?

S’agissant de l’emplacement des troupes sur place, puisque l’on a évoqué de l’imbrication entre les troupes de l’ONU et les civils, qui planifiait et qui décidait de la mise en place à tel endroit de telle unité ?

Général Raymond Germanos : Pour ce qui était des reconnaissances aériennes, il y avait deux types de reconnaissance, celles qui étaient demandées ponctuellement par le commandant des forces des Nations unies et celles que l’OTAN effectuait pour assurer sa propre sécurité. Les reconnaissances aériennes se déroulaient de façon régulière, mais sur un terrain qui était quand même difficile, car le matin, par exemple, quand le printemps arrive, il y a beaucoup de brouillard et le reste du temps ce n’est pas facile de conduire des reconnaissances. Soit les forces des Nations unies les demandaient et c’était l’amiral Leighton Smith qui déclenchait les missions, soit lui-même en avait besoin pour sa sécurité et celle de ses avions et pouvait les déclencher.

M. François Lamy, Rapporteur : Il n’y avait pas de demande franco-française ?

Général Raymond Germanos : Il n’y en avait aucune dans ce domaine-là. Les Nations unies sont maîtres de leur engagement sur le terrain. L’imbrication des troupes a été un choix initial car nous étions pour une opération de maintien de la paix. Petit à petit, tout cela s’est durci entraînant finalement des affrontements quasi majeurs dans certains cas. On avait pensé -je crois car je n’étais pas là dans les années 1991-1994- que le fait d’être entre les belligérants empêcherait qu’ils se battent. En fait, nous nous sommes aperçus qu’ils se sont battus et ils nous ont chacun tiré dessus. La répartition sur le terrain était opérée pour contrôler quelque peu les villes.

M. François Lamy, Rapporteur : Quand vous dites " on ", qui est-ce ?

Général Raymond Germanos : Les Nations unies uniquement, car les choix sont faits par les responsables militaires désignés par les Nations unies, en aucun cas la France n’intervient dans ce domaine.

Le Président François Loncle : Mon Général, je vous remercie. Les questions sont terminées, avez-vous quelque chose que vous souhaiteriez dire en dernier ressort ?

Général Raymond Germanos : Monsieur le Président, je vous remercie de m’avoir reçu. Je voudrais simplement finir par là où j’ai commencé. On a beaucoup prêté de mauvaises intentions aux soldats français, à leurs chefs en particulier. Il ne faut pas faire ce type de procès si l’on n’a pas des certitudes. Aujourd’hui à Mitrovica et dans d’autres lieux, nos soldats sont engagés. Ils ont eu des difficultés et ils en auront encore avec l’évolution de la situation géostratégique. Leurs chefs devront assumer de lourdes tâches. Une reconnaissance de cette action serait bienvenue, en tout cas pour ce qui concerne nos soldats qui font leur travail avec beaucoup de c_ur et de risques. Je rappelle qu’à Mitrovica, il y a quinze jours nous avons eu une trentaine de blessés par jets de grenades défensives alors que nous étions simplement dans des positions de maintien de l’ordre et que, malgré cela, il n’y a pas eu un coup de feu tiré. Donc, je souhaiterais simplement que ce savoir-faire et ces qualités soient reconnus.

Le Président François Loncle : Ce procès a été fait à d’autres armées, par exemple aux Hollandais. Pourquoi exonérer les uns et pas les autres ?

Général Raymond Germanos : Les Hollandais font et disent ce qu’ils veulent, je suis général français.

Le Président François Loncle : Je ne dis pas que ce sont les Hollandais qui accusent l’armée française.

Général Raymond Germanos : Si des faits sont précis et reconnus, que l’on demande à chacun de s’expliquer est bien, c’est d’ailleurs ce que nous sommes en train de faire devant vous, mais je regrette que les procès se développent pendant des années alors que les preuves ne sont pas établies. C’est ce que je veux ajouter.

Source : Assemblée nationale (France)





source: http://www.voltairenet.org/article9992.html

Citation :




Raymond Germanos "le grand ami du Cameroun" poursuivi pour détention d'images pédo-pornographiques
Par Ingrid Alice NGOUNOU - 04/11/2009
Le général encourt 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende.



Le 9 octobre dernier, il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est inculpé pour "détention d'images pédo-pornographiques" et encourt deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. Au cours de ses auditions par la juge, il a reconnu les faits et s'est dit prêt à s'engager dans une démarche thérapeutique. Mis en examen en juin 2008, Raymond Germanos a été placé sous contrôle judiciaire, ce qui lui interdit notamment de sortir d'Ile-de-France. Les policiers français avaient été alertés en 2006 via Interpol par leurs homologues autrichiens qui étaient parvenus à identifier l'adresse internet de Raymond Germanos sur laquelle avaient été importées des vidéos à caractère pédophile depuis un site autrichien. En perquisitionnant le domicile et en saisissant l'ordinateur du général, les policiers avaient mis la main sur environ 3.000 photos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans.





source: http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=3163

Citation :





Evocation: Raymond Germanos: des basses manoeuvres d'un haut-gradé


Écrit par Valentin Siméon Zinga
Mardi, 10 Novembre 2009 10:07
Comment un ancien conseiller militaire de Paul Biya avait été démonté par des officiels français retournés contre un affairisme jugé ruineux pour le Cameroun.

Sur le papier, il est loin d’être un général d’opérette. Curriculum vitae impressionnant. Diplômé de Saint Cyr. Ancien sous-chef des opérations à l’Etat Major des armées. Ancien directeur du Service de l’information et des relations publiques de l’armée (Sirpa). Ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (Ihedn). Ancien commandant du prestigieux régiment étranger des parachutistes. Et encore: commandant de la Légion d’Honneur. Plus qu’une distinction. « Chez nous, ce n’est pas un parcours banal. On peut même dire qu’en activité, il était performant », résume un officiel à Paris.

Quel chef d’Etat en Afrique subsaharienne, à la tête ancienne colonie française, ne rêverait pas d’un tel profil pour du counselling militaire? Sûrement pas Paul Biya. Pour certains, ses origines françaises auraient facilité le «recrutement» du général à la retraite Raymond Germanos, par le président camerounais. Comment savoir? Difficile aussi de sonder les modalités d’arrivée et de départ du « consultant » du chef de l’Etat camerounais. Une certitude : le maître-mot de cette relation aura été la discrétion. Marque de distinction de la « Françafrique » : entrelacs de connexions souvent opaques, parfois mafieuses au service de réseaux à prédominance privée quoique ayant, en certains cas, contribué au modelage des rapports officiels entre Paris et les pays de ce qu’on a nommé le « pré carré ».

La « Françafrique » donc. Inspirée, menée et chapeautée par Jacques Foccart depuis De Gaulle. Vigoureusement combattue par des associations de la société civile, à l’instar de « Survie » de feu François-Xavier Verschave et de Odile Biyidi , épouse de Mongo Beti. La « Françafrique » dont des sources informées à Paris disent que ses méthodes auront largement recoupé celles du Général Raymond Germanos au Cameroun. Ironie de l’Histoire : ce sont des officiels français, dont certains au Quai d’Orsay, qui ont, avec une rare détermination, contribué à déconstruire le mythe Germanos au Cameroun. Une guerre sans merci.

Parfum d’affairisme

Les données : des sources bien informées au ministère français des Affaires étrangères prêtent au général français d’avoir longtemps fait valoir auprès du président Biya, des liens supposés privilégiés avec quelques personnalités-clés dans l’entourage du président Sarkozy. Ces prétentions ont inspiré aux adversaires de Raymond Germanos dans les circuits administratifs français, une enquête serrée. Résultat : les présumés appuis apparemment revendiqués par le militaire étaient simplement pulvérisés. Le président Biya en avait été informé. Il est probable qu’après cette « opération démontage », le chef de l’Etat camerounais se soit résolu à prendre ses distances d’avec son conseiller présent dans le secteur militaire.

Entre temps, Raymond Germanos avait déjà irrité quelques - uns des ses compatriotes, déterminés à mettre fin à la Françafrique comme paradigme absolu des relations entre Paris et l’Afrique. Son nom était de plus en plus cité dans des transactions commerciales sur lesquelles flottait, semble-t-il, un parfum d’affairisme. « Il était devenu un redoutable business man au Cameroun et sans doute ailleurs en Afrique. Nous avons par exemple appris qu’il s’offrait un million d’euros de commission par dossier en guise de commissions », se souvient un officiel à Paris, plutôt bien informé. Qui ironise en prévenant qu’il n’a pas pu recouper les données chiffrées. Mais, au vu de sa situation sur l’échelle administrative du Quai d’Orsay… « Le plus difficile à admettre c’est qu’il a fini par faire faire des choix malheureux au Cameroun. Il a par exemple fait acheter du matériel militaire inutilement coûteux aux autorités camerounaises au nom de ses intérêts personnels, contribuant ainsi à détériorer l’image de la France », témoigne une voix autorisée à Paris.

Réforme de l’armée

Signe parmi les moins banals : des langues s’étaient déjà déliées sur place, au Cameroun, durant le processus de réforme de l’armée qui avait connu une étape décisive en 2001, avec la promulgation d’une série de textes consacrant l’inauguration d’une nouvelle ère. « Il avait fini par s’imposer à un moment critique du processus une fois que les projets de textes étaient partis du ministère de la Défensela République, de son vivant… Hasard? A ce qu’il semble, cette réforme de l’armée n’a pas fini de faire parler d’elle. Selon de fiables indiscrétions, une évaluation officielle de la mise en œuvre de cette réforme a été récemment réalisée par des hauts gradés français. Le document est sur la table de Paul Biya. Depuis quelques mois. Bien avant même que les tourments judiciaires du Général Raymond Germanos, impliqué dans une sombre affaire de pédopornographie, ne fassent la « Une » des gazettes. pour Etoudi », confie un haut gradé ayant pris une part active à l’élaboration de la réforme de l’armée. Et qui croit savoir que dans ce dossier, Raymond Germanos avait su s’allier au général Blaise Benae Mpecke, chef d’état major particulier du président de la République, de son vivant… Hasard? A ce qu’il semble, cette réforme de l’armée n’a pas fini de faire parler d’elle. Selon de fiables indiscrétions, une évaluation officielle de la mise en œuvre de cette réforme a été récemment réalisée par des hauts gradés français. Le document est sur la table de Paul Biya. Depuis quelques mois. Bien avant même que les tourments judiciaires du Général Raymond Germanos, impliqué dans une sombre affaire de pédopornographie, ne fassent la « Une » des gazettes.





source: http://www.lanouvelleexpression.info/index.php?option=com_content&view=…

Citation :





Raymond Germanos “le grand ami du Cameroun” poursuivi pour détention d’images pédo-pornographiques

raymond-germanosLe général encourt 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Le 9 octobre dernier, il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est inculpé pour “détention d’images pédo-pornographiques” et encourt deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Au cours de ses auditions par la juge, il a reconnu les faits et s’est dit prêt à s’engager dans une démarche thérapeutique. Mis en examen en juin 2008, Raymond Germanos a été placé sous contrôle judiciaire, ce qui lui interdit notamment de sortir d’Ile-de-France. Les policiers français avaient été alertés en 2006 via Interpol par leurs homologues autrichiens qui étaient parvenus à identifier l’adresse internet de Raymond Germanos sur laquelle avaient été importées des vidéos à caractère pédophile depuis un site autrichien. En perquisitionnant le domicile et en saisissant l’ordinateur du général, les policiers avaient mis la main sur environ 3.000 photos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans.

Diplômé de Saint-Cyr, le général 5 étoiles a commandé le prestigieux 2e régiment étranger de parachutistes. Il a également été sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées. Il a été membre des cabinets des anciens ministres de la Défense André Giraud et Jean-Pierre Chevènement, avant de diriger les cabinets militaires de leurs successeurs Charles Millon et Alain Richard. Commandeur de la Légion d’honneur, le général Germanos avait été découvert par le grand public alors qu’il était le chef du Sirpa (Service d’information et de relations publiques des armées) durant le Guerre du Golfe (1990-1991). Mais il est davantage connu au Cameroun comme un ami d’ombre du président de la république Paul Biya. Conseiller du président Paul Biya en matière de défense, le journal camerounais le Front dans son édition du 17 janvier 2007 le citait parmi les 7 français qui gouvernent le Cameroun. Sous-chef des opérations à l’état-major des armées de mai 1994 à septembre 1995 à Kigali, il est cité dans le rapport signé par Tharcisse Karugarama, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux rwandais, parmi les hauts gradés impliqués de près ou de loin dans le génocide.

Par Ingrid Alice NGOUNOU






http://www.africapresse.com/actualite/raymond-germanos-le-grand-ami-du-came…

Ce qui est dommage, c'est que le site de SFR a eds infos qui m'intéresse (j'en ai repérée dans la matinée du 10.11.2009) mais manifestement, il y a un problème. Par exemple:

http://info.sfr.fr/faits-divers/diaporamas/Mort-de-deux-policiers-a-Cannes-…

on attérie sur ce message:
Citation :




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Please contact the webmaster of this page.

Troubleshooting:

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http://ad.zanox.com/ppc/html/ppc_error_1.html





Citation :




http://www.marianne2.fr/Rapport-rwandais-vraiment-pas-serieux-!_a90234.html

Bénédicte Charles | Mardi 12 Août 2008 à 13:38 | Lu 12844 fois

De documents officiels bizarroïdes en témoignages qui sonnent faux, le rapport Mucyo qui accuse la France d'avoir participé au génocide rwandais semble de moins en moins digne de foi.



a lettre figure en page 295 du rapport de la « Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l’implication de l’Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994 ». Datée du 2 juin 1998, elle porte l’en-tête du commandement des opération spéciales du ministère de la Défense et la signature d’un certain colonel Gilles Bonsang, chef du 7e Rima, par ordre du Général Yves Germanos, « chef d’Etat Major des Forces spéciales ». Elle est adressée à trois personnes dont Léon « Habiarimana » (le nom s’écrit en réalité Habyarimana), le fils de l’ancien président rwandais que Paul Kagamé est soupçonné d’avoir fait tuer au cours d’un attentat visant l’avion à bord duquel il voyageait.
Que dit cette lettre ? Que, quatre ans après le génocide, l’armée française a décidé de renverser le dirigeant rwandais Paul Kagamé. Pour cela, elle annonce avoir débloqué 23 millions de francs pour financer l’Armée de libération du Rwanda, les ex-Forces armées rwandaises et les Interahamwe (milice rwandaise particulièrement active pendant le génocide) et prévu 57 lance-roquettes.
Pour Kigali, c’est bien entendu une preuve supplémentaire de l’implication de la France dans le génocide rwandais.
Le problème, c’est que ce document est truffé d’erreurs. Ainsi, non seulement le général Germanos se prénomme Raymond, et non « Yves », mais en plus, à cette date, il n’est pas du tout « chef d’Etat Major des Forces spéciales » mais chef du cabinet militaire du ministre de la défense.
Quant au 7e Rima, il n’existait plus, et Gilles Bonsang ne l’a jamais commandé.
Cela fait beaucoup de fautes pour un document d’une telle importance !

Pierre Péan accusé de kidnapping
« C’est un faux grossier », résume le journaliste Pierre Péan, personna non grata à Kigali depuis la publication de son livre « Noire fureur, blancs menteurs » et lui-même accusé, dans le rapport rwandais, d’avoir participé avec les services secret français à… une tentative de kidnapping. Rien que ça. « Une opération de récupération et d’enlèvement en Allemagne d’un opposant hutu bien connu, Shyirambere Jean Barahinyura, précise l’auteur du rapport. (…) L’équipe de spécialistes chargée de cet enlèvement se composait de Pierre-Yves Gilleron, ancien de la « cellule antiterroriste de l’Elysée », de son garde du corps Pierre Massé lui aussi rattaché à l’Elysée, et de son ami et associé, Pierre Péan, mais la tentative fut déjouée grâce à l’intervention énergique de la police allemande ».
« Je connais effectivement très bien Shyirambere Jean Barahinyura, explique Pierre Péan, puisqu’il a été une de mes sources pour mon livre Noire fureur blancs menteurs ! ». Shyirambere Jean Barahinyura n’a d’ailleurs pas témoigné devant la commission rwandaise…
Voilà en tout cas de quoi semer le doute — « et il y a beaucoup d’autres exemples dans ce rapport », affirme Pierre Péan — sur un rapport que la presse française, à commencer par nos confrères du Monde, a été peut-être un peu prompte à prendre au sérieux.





Citation :





Biya-Benae Mpecke: Les secrets d'une relation
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YAOUNDE, 5 JANV. 2007
© V. S. ZINGA | La Nouvelle Expression

Le général décédé mercredi à Kribi, était le conseiller militaire du chef de l’Etat, bien imprégné des enjeux de l’affaire Bakassi. Artisan au bout de la chaîne avec le Français Germanos de la réforme de l’armée, il était aussi un mystique dont les avis influençaient l’agenda de Paul Biya.


Symboles ? Signaux ? Signes ? Les préparatifs du séminaire annuel des évêques battent leur plein à Kribi. Le rendez-vous est prévu pour les prochains jours. En cette cité balnéaire sur laquelle déferlent un flot d’enjeux : Rome a décidé de la création du diocèse de Kribi, suite à l’éclatement annoncé de ce qui est encore le diocèse d’Ebolowa-Kribi. Une décision sur laquelle Mgr Antonio Eliseo Ariotti, le nonce apostolique ne fait plus de mystère depuis quelques mois. Une option qui avait déjà filtré du conclave des évêques du Cameroun, réunis bien longtemps avant, à Nguelemendouka, dans la province de l’Est. Selon un décryptage officiel, il s’agit de répondre à des exigences d’efficacité pour cette portion de l’Eglise de Dieu, considérée comme très vaste et enclavée pour être laissée à la charge d’un seul prélat. Dans les coulisses, une autre explication a fait le tour des milieux informés de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun : la création annoncée du nouveau diocèse de Kribi devrait permettre de circonscrire l’influence jugée grandissante dans cette partie du pays des religiosités peu … catholiques. Au rang desquelles la Rose-Croix, dont le général Blaise Benaè Mpecke, originaire de Kribi, était une figure exposée.

Mystique

Le chef d’état-major particulier du président de la République, qui s’est éteint dans le chef-lieu du département de l’Océan, mercredi 3 janvier, des suites d’une attaque cardiaque, n’alimentait pas simplement les commentaires les plus soutenus sur ses rapports avec la Rose-Croix. “Il était un mystique libre ”, se souvient un habitué des couloirs du palais de l’Unité, qui avait pu échanger avec le défunt à l’occasion. Une manière retenue de dire que le mystique, tout mystérieux qu’il était, pouvait se laisser aller à des confidences. En privé. Illustration : lorsque sa résidence est victime d’un incendie en 1999, à Yaoundé, c’est lui-même qui en livre les clés à des amis ; mettant formellement en cause le Pr Titus Edzoa, ancien secrétaire général de la présidence, lui-même bien connu dans les registres de la Rose-Croix. “ Il voulait m’atteindre ”, résumait le militaire, selon des témoignages. L’explication fait le tour des salons de Yaoundé. Les sceptiques n’y ajoutent qu’une foi bien terne. Un message pour initiés.
http://www.cameroon-info.net/img/news/general_benae_mpecke_ns_420.jpg

Ce mystique là était, en tout cas, prisé à la présidence de la République. Par le locataire d’Etoudi lui-même. Il n’était certes pas un intime du chef de l’Etat, au sens courant du terme. Aucune commune mesure avec René Owona, secrétaire général adjoint de la présidence avant sa disparition fin 2004, mais dont les analystes informés savaient qu’il faisait office d’une manière d’éminence grise en matière économique auprès du chef de l’Etat, loin des réseaux formels des décisions d’Etat, mais parrain de plusieurs personnalités de haut rang, dont des ministres. Rien à voir aussi avec un Léopold Ferdinand Oyono, compagnon du Prince, faiseur de carrières, bénéficiant d’une préséance certaine devant d’éminents membres de l’establishment, gérant des portefeuilles complexes - certains pans de la diplomatie- ; toutes activités qui ne lui sont guère officiellement dévolues selon l’organigramme de la République.

Influence

Il ne fut pas un intime, le général Blaise Benaè Mpecke ? “ Mais, il tenait le Palais, dans tous les sens du terme ”, résume un avis informé. Ceux qui suivent de manière pointilleuse la chronique des affaires de la présidence savent qu’aucun des voyages de Paul Biya ne s’effectuait sans l’aval explicite du chef d’état-major particulier. De là à aller chercher l’explication d’une gestion plutôt parcimonieuse des déplacements présidentiels à l’extérieur du pays…. Mais ceux qui accordaient au général des pouvoirs particuliers n’ont jamais oublié cet épisode. Un jour de 1991, le président Biya prend part à un sommet à l’échelle continentale. Il doit regagner le pays à la fin des travaux. Mais, le train d’atterrissage du Pélican - l’avion présidentiel- est grippé. Frayeurs à bord de l’appareil. Au terme de plusieurs tentatives infructueuses, et alors que l’équipage envisage, à Douala, une manœuvre alternative jugée délicate pour l’atterrissage, le train finit par se dégripper. Paul Biya regagne Yaoundé par la route, bien escorté. Indiscrétion : le général Benaè Mpecke, resté au Cameroun, s’était clairement montré défavorable à ce voyage… Certains en tirèrent des leçons. Pour la vie ?

Mais, à vrai dire, si ses avis pesaient sur les voyages du chef de l’Etat, lui-même n’était pas de tous les voyages. Si l’on excepte la tranche de la dernière décennie évidemment. La clé ? Le général était le conseiller militaire du président de la République. A ce titre, bien au-dessus des ministres de la Défense et des chefs d’état-major des armées, il constituait l’ultime verrou auprès du chef des armées. Et ces dernières années, il a inspiré nombre de décisions du président sur le différend frontalier entre le Nigeria et le Cameroun. Au point que très peu d’observateurs crédibles ont pu dire si, dans l’option de résolution pacifique de cette querelle, à la lumière du droit, prise par Yaoundé, le tempérament de Paul Biya l’emportait sur les propositions de son conseiller militaire. Une chose est sure : sur un conflit réputé coûteux, le général Benaè Mpecke connaissait la carte des enjeux et les dessous des cartes. Dans l’affaire Bakassi, où la surenchère de la haute hiérarchie militaire n’était pas périphérique, où l’affairisme avait déjà prospéré et où les jusqu’auboutismes s’exacerbaient, le conseiller militaire du chef de l’Etat avait sa petite idée. Et s’en ouvrait au président. Lui doit-on pour autant le triomphe de la voie du droit jusqu’au bout, plutôt que celle de l’affrontement armée avec le Nigeria ? Certains le croient.

Mais, au fond, il avait aussi la haute main sur l’armée en mutation. Il était plus qu’écouté sur les mouvements des personnels de haut rang. Plus encore : à défaut d’en être le seul et véritable maître d’œuvre, il faisait office de vigile du processus de réforme de l’armée. Ultime filtre avant l’avis du président de la République. En tandem, avec le général français à la retraite Germanos, qui a été aperçu à l’hôpital général de Yaoundé tard dans la nuit de mercredi, au moment où le corps du chef d’état-major particulier y était conduit. Il est peu de dire que le conseiller militaire du président de la République figure parmi les principaux bénéficiaires de cette réforme apparemment en berne : c’est à sa faveur qu’il avait été élevé au grade de général de brigade, en septembre 2001. Sa disparition est ressentie comme une “ perte incommensurable ” pour un président désormais “ handicapé ”. Un symbole, bien sûr. Un signe aussi. Mais qui sait s’il s’agit aussi d’un signal ?


source: http://www.cameroon-info.net/stories/0,18645,@,biya-benae-mpecke-les-secret…

Lire les réactions: http://www.cameroon-info.net/reactions/@,18645,7,biya-benae-mpecke-les-secr…http://www.cameroon-info.net/reactions/@,18645,7,biya-benae-mpecke-les-secr…









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Message Posté le : Sam 25 Sep - 09:19 (2010)    Sujet du message : Publicité

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Message Posté le : Sam 25 Sep - 09:20 (2010)    Sujet du message : Les Frangins de la France qui pue Répondre en citant

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Politique

Publié le 19/01/2007 N°1503 Le Point

Obédiences
Francs-maçons, quand le voile se lève...
Révélations Des listes de frères circulent sur l'Internet, d'autres sont saisies dans des procédures judiciaires. Le secret maçonnique vole peu à peu en éclats. Emoi dans les obédiences.



Ce n'est pas encore le grand déballage, mais les prémices d'un sérieux outing. Depuis peu, le secret maçonnique, auquel les frères semblent attachés plus qu'à leur premier tablier, subit des assauts plutôt rudes.

Ici et là, la justice s'invite dans les temples, lève un petit coin du voile, saisit des listes dans des procédures pénales. En septembre 2000, chargé d'une enquête sur l'usage de fichiers publics par un policier membre de la loge Lympia 72, le juge Christian Guéry perquisitionnait au siège provincial de la Grande Loge nationale de France (GLNF), à Nice. Il y saisissait des cartons de documents. Récemment, le même magistrat de la Côte d'Azur, qui dispose déjà de la liste de la province Alpes-Méditerranée de la GLNF, vient d'ajouter à ses pièces de procédure la liste de la loge Honneur Fidélité Fraternité, sise dans la « province de Rouvray », Paris pour les profanes. Ce cénacle haut de gamme intrigue le procureur Eric de Montgolfier, qui s'en est ouvert en public.

Parmi les heureux hérauts d'Honneur Fidélité Fraternité : Jeannou Lacaze, ancien chef d'état-major des armées, Raymond Germanos, autrefois porte-parole de l'armée, Philippe de Lagune, président de la fraternelle de la police, Raymond Sasia, ancien garde du corps du général de Gaulle, des policiers de la préfecture de police de Paris, sans oublier Jean-Claude Narcy, le présentateur de TF1, qui dément toute appartenance. Lorsqu'ils se sont réunis pour la première fois, le 13 novembre 2000, ces hommes d'influence ayant « trois points » communs n'imaginaient pas voir leurs noms sur une pièce cotée d'un dossier judiciaire.

En septembre 2000, des officiers de police judiciaire, chargés d'un dossier de « prise illégale d'intérêt » dans lequel l'ancien président du tribunal de grande instance de Digne-les-Bains est mis en examen, saisissaient des archives de la GLNF dans le bureau du magistrat. A Bordeaux, l'instruction sur les malversations d'un président de tribunal de commerce a conduit à la saisie du bottin de la loge Burdigala, sorte de club huppé où l'on retrouve toutes sortes de décideurs locaux. A Toulon, au détour du dossier sur l'interminable et énorme affaire de l'arsenal, qui dévoile de faramineux détournements de fonds, on découvre la loge Mozart et ses précautions curieuses (voir encadré page 34).

En dépit des réticences, malgré les accusations de pétainisme et de chasse aux sorcières, le mouvement semble inéluctable. Des juges n'excluent plus de considérer l'appartenance maçonnique comme une clé pertinente pour lire certains dossiers. Les « affaires » se multipliant, des « maçons », pas très nombreux il est vrai, ont demandé des comptes aux obédiences, contestant l'impunité dont bénéficiaient, auprès de la justice maison, des frères poursuivis par la justice pénale. Ces contestataires adeptes de l'opération « tabliers propres » ont alors diffusé en catimini des listes de cercles pas toujours vertueux.

Mais l'outing pourrait aller bien plus loin. A la mi-juin, un site Web a mis en ligne la liste des loges de deux grandes obédiences, le Grand Orient de France (GODF) et la Grande Loge de France (GLDF), et diffusé l'annuaire des vénérables - présidents - de chacune des loges. Des listings à lire, d'ailleurs, avec prudence et sans conclusion hâtive. De deux noms accolés, l'un peut être le plus probe des hommes et l'autre pas.

Une révolution : ces documents, compilés dans ce que certains initiés appellent le « petit livre bleu », sont en théorie strictement confidentiels, réservés aux seuls vénérables et aux hautes instances des obédiences. Comme le précise un frère révolté par la révélation de noms de certains de ses semblables, « les exemplaires des "petits livres bleus" sont numérotés et un registre est soigneusement tenu ». A ne diffuser sous aucun prétexte. La précaution n'empêche pas les fuites.

Ces listes livrent des noms de hauts gradés sensibles ou célèbres, comme l'ancien préfet de police de Paris Philippe Massoni, qui préfère ne pas s'exprimer sur le sujet, le fidèle lieutenant de Charles Pasqua Jean-Jacques Guillet, ou encore Daniel André, qui connut bien malgré lui son heure de gloire comme psychothérapeute d'un proche de Christine Deviers-Joncour. Cet analyste choya la « putain de la République » lors de son incarcération, puis de sa sortie de prison, avant qu'elle ne l'accuse de lui avoir confisqué des documents et de l'argent liquide.

Parmi les illustres inconnus repérés au hasard sur le site Internet, on compte Yvan Zanin. L'actuel vénérable de la loge Garibaldi, commissaire de police, alors chef de la sûreté urbaine de Nice, avait contribué à l'enquête, à la fin des années 70, sur la disparition d'Agnès Le Roux, la fille du propriétaire du Palais de Méditerranée. Dans cette affaire, le vénérable de la loge Imagination avait été inculpé, puis avait bénéficié d'un non-lieu à l'issue d'une enquête peu fouillée. Cet homme a d'ailleurs été à nouveau mis en examen pour « homicide volontaire » fin 2000. L'annuaire diffusé sur le site nomme encore le conseiller de l'ordre du Grand Orient Eric Vanlerberghe, commandant de la police judiciaire de Lille, qui n'a dû apprécier qu'avec modération les recherches du juge parisien Jean-Paul Valat dans un dossier de trafic d'influence connu sous le nom de code « Roger la Banane », une affaire mettant en cause des réseaux maçonniques dans la police et la justice de Lille.

Le même site propose également un service du type « 3615 Je vérifie » : toute personne qui pense être en présence d'un réseau maçonnique dans une affaire judiciaire peut obtenir des précisions sur les appartenances des uns et des autres. Contactés par Le Point, les promoteurs du site, qui se cachent derrière un anonymat peu compatible avec une démarche de transparence, expliquent : « Le secret de l'appartenance est utilisé par les affairistes pour mener leurs activités en toute impunité. Quand un profane se trouve face à un réseau organisé et secret, il ne possède pas les clés pour décoder, comprendre et se défendre. Puisque les obédiences, enlisées dans la sauvegarde de leurs intérêts propres, se refusent à toute réforme concrète, nous suppléons à cette coupable carence. »

L'initiative n'a pas enchanté les principaux concernés. Une intrusion dans les forums de discussion réservés aux initiés en indique l'impopularité. Petit florilège : « Je ne vous salue pas et ne vous reconnais pas comme des FF [frères, ndlr]. Car comment des FF dignes de ce nom pourraient trahir leur serment en ce qui concerne le secret le plus important, celui de l'appartenance ? Croyez-vous qu'en jetant en pâture à des abrutis des noms de FF tout à fait honnêtes vous faites oeuvre de salubrité publique ? Savez-vous ce que risquent les FF dont l'appartenance est inutilement dévoilée ? »

D'autres messages s'appuient sur un argument plus solide : l'anonymat des promoteurs du site. Un frère leur écrit : « Messieurs, Mon nom est Francis Puig, je suis membre du GODF et 33e degré [ndlr : le plus élevé des grades maçonniques] [...]. Je vous autorise à me dévoiler. C'est mon choix librement décidé et non imposé. Mais vous, qui êtes-vous ? » A cette avalanche de critiques, les « outeurs » répondent, d'une part, que les loges sont des associations 1901, que leurs statuts doivent être déposés en préfecture ainsi que les coordonnées de leur président ; d'autre part, qu'ils redoutent des poursuites pénales.

Bien vu : lundi 25 juin, l'hébergeur de leur site, chez.com, les informait qu'une plainte pour atteinte à la liberté et à la sécurité des personnes avait été déposée et « débranchait » le site quelques jours plus tard. Le grand maître de la Grande Loge de France, Michel Barat, confirme avoir mis fin à ce qu'il appelle un Je suis partout version maçonnique : « Même les adresses de tous les vénérables y figuraient ! » La Commission nationale de l'informatique et des libertés a été saisie lors de sa dernière séance plénière, et un rapporteur a été nommé.

« Durant l'occupation nazie, l'application des lois antimaçonniques (qui précédèrent les lois antijuives) a permis la publication au Journal officiel de Vichy de tous les francs-maçons, identifiés par un service des sociétés secrètes », note le grand maître du Grand Orient, Alain Bauer, dans la dernière édition de la revue Pouvoirs. Les critiques des maçons face à la publicité des listes montrent combien le secret de l'appartenance, qui différencie cette communauté de celle des catholiques, des rugbymen ou des anciens de l'Ena, n'est pas près d'être rompu. Toutefois, pour répondre à la suspicion grandissante à propos des « affaires », les grands maîtres les plus habiles, forcés peut-être par l'actualité, expriment leur désir de voir les maçons s'afficher. Alain Bauer, le très avisé patron du GODF, a lancé le débat dès son élection, en septembre dernier. Plus récemment, Michel Barat, patron de la Grande Loge de France, lui a emboîté le pas et a proposé à ses frères de se dévoiler. Reste à se demander si leurs ouailles se sentent d'attaque pour une « Brother Pride » !

Toutefois, la mise en lumière de l'appartenance maçonnique, contrairement à ce que semblent croire les frères ulcérés, n'est pas forcément un stigmate infamant. Au contraire, elle peut à l'occasion servir. Récemment, la cour d'appel de Paris a rendu un arrêt qui en fait un facteur explicatif, voire une circonstance atténuante, de comportements critiquables.

Il s'agissait de juger si Jean-Claude Paradis, alors magistrat à la chambre régionale des comptes du Centre, avait violé le secret professionnel et s'était rendu coupable de corruption passive en renseignant Claude Boucheron, directeur général adjoint des services du conseil général du Loiret, sur des contrôles et procédures en cours concernant notamment une association subventionnée par le département, l'Adel (Agence pour le développement économique du Loiret). Cette contrée se trouvait, au milieu des années 90, lors de la découverte des faits, enlisée dans un nombre atterrant d'affaires de favoritisme et autres trafics d'influence.

Là, des écoutes téléphoniques attestent que Jean-Claude Paradis s'était engagé à renseigner Claude Boucheron de façon « extrêmement personnalisée » sur le contrôle de la chambre des comptes, pour qu'il « puisse prendre ses précautions ». Il lui a en outre demandé la discrétion la plus absolue. Et recommandait au responsable départemental son « pote Bruno », cadre au chômage, que celui-ci promettait d'embaucher comme chargé de mission.

Corruption ou solidarité ?

Corruption ou pas corruption ? La cour d'appel de Paris, dans un arrêt du 15 mai 2001, a décidé que non. Pourquoi ? « Jean-Claude Paradis et Claude Boucheron, écrivent les magistrats, étaient liés par leur appartenance commune à une loge maçonnique ; Jean-Claude Paradis déclare avoir communiqué des informations à Claude Boucheron dans le cadre de la solidarité maçonnique et conteste avoir, même de manière implicite, sollicité une contrepartie ; Claude Boucheron, de son côté, affirme avoir seulement voulu rendre service [...]. Si Claude Boucheron, préoccupé par le contrôle de la chambre régionale des comptes, était très intéressé par les informations que pouvait lui livrer Jean-Claude Paradis sur le contrôle de l'Adel, un doute subsiste sur le point de savoir si la promesse d'embauche était une contrepartie ou la manifestation de la solidarité maçonnique entre les deux hommes. » Résultat : « Dans le doute, la cour ne retiendra pas l'existence du délit de corruption de magistrat. » La fraternité, finalement, n'a pas que des inconvénients

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Procédures de défense

On n'est jamais trop prudent. La loge Mozart de Toulon a mis en place une « chaîne d'union » - procédure de défense - dont l'énoncé est tout un programme : « Modalités d'application : Tout F*** [frère, ndlr] Informé d'un événement pouvant intéresser l'ensemble de l'Atelier en réfère au préalable au V*** M*** [vénérable maître, ndlr] qui décide s'il y a lieu de déclencher la chaîne. Il attend ensuite d'être appelé pour appeler à son tour les deux F*** dont il a la charge. S'il ne peut contacter l'un quelconque de ces F***, il appelle les deux F*** que celui-ci devait joindre pour assurer la continuité de la chaîne, et poursuit ses appels à destination du premier. Il est impératif que tous les maillons de la chaîne soient contactés. » Pourquoi un tel dispositif, digne des réseaux de résistance clandestins les plus circonspects ? Pour être sûr que personne ne loupe le prochain méchoui ? Il se trouve que deux membres de cette respectable « chaîne » sont mis en examen et qu'un troisième travaillait au secrétariat de la gendarmerie maritime, là où étaient centralisées toutes les procédures



Citation :

Les Francs-Maçons

La plupart des récents scandales de la République ont impliqué, à des degrés divers, des francs-maçons. Peut-on encore parler de manquements individuels ? N'est-il pas temps de se demander, comme le font de plus en plus de frères et de soeurs sincères, comment de telles dérives ont été possibles ?

C'est une histoire qui a déjà fait tomber l'ancien secrétaire général adjoint de la mairie, un agent du Trésor, le vice-président de la cour d'appel de Douai et le patron du SRPJ de la métropole du Nord. Au centre, Roger Dupré, 58 ans, membre assidu du Grand Orient de France (GO). Compromis avec lui, Bernard Flotin, numéro deux de l'administration municipale, écroué par le juge Charles Pinarel, qui instruit les dossiers immobiliers. Ce frère fréquentait assidûment Roger Dupré, son bar, où se côtoyaient notables et truands, et participait aux parties de chasse que ce dernier organise à Sainghin-en-Weppes. Il est accusé d'avoir touché quelques centaines de milliers de francs pour débloquer des dossiers. Egalement compromis, Alain Gravelines, agent du Trésor à Lille, écroué pour escroquerie. Ce franc-maçon arrangeait les affaires fiscales de la petite bande.

Et encore : Benoît Wargniez, ancien doyen des juges d'instruction de Lille - où il resta en poste plus de vingt ans - avant d'être promu, en 1996, conseiller à la cour d'appel de Douai. Lui aussi franc-maçon, il est devenu l'ami de Roger Dupré après l'avoir inculpé, il y a vingt-cinq ans, pour une histoire de détournement de matériel de chantier. Le magistrat a reçu des chèques - pour 120 000 francs - et a bénéficié d'un appartement à Courchevel. Ce qui lui vaudra d'être suspendu par le Conseil supérieur de la Magistrature et écroué deux mois à la prison de la Santé pour " corruption et trafic d'influence " dans le cadre d'une instruction menée par le juge parisien Jean-Pierre Valat, qui a entendu un à un les hauts magistrats de Lille et de Douai.

Le juge Valat a pu mesurer à cette occasion à quel point les maçons avaient infiltré les milieux immobiliers, judiciaires et policiers de la région. Car la police, elle aussi, est atteinte : Roger Dupré a bénéficié de fuites. La police des polices a entendu, dans ce cadre, Lucien Aimé Blanc, ancien patron du SRPJ de Lille, membre de la Grande Loge Nationale de France (GLNF). Dans le collimateur également : son successeur, Claude Brillault, lui aussi maçon, un moment accusé au sein de son propre service d'être intervenu en faveur d'un entrepreneur ami de Roger Dupré.

C'est par miracle que cette procédure a pu avancer, tant ont été nombreuses les mutations-sanctions des magistrats et policiers qui se sont intéressés de trop près à ces affaires. Alain Lallemand, le procureur adjoint qui avait dénoncé en pleine audience correctionnelle " un certain immobilier lillois où le truand côtoie le fonctionnaire, l'entrepreneur, le policier, voire le magistrat ", a ainsi été muté aux affaires civiles.

Mais à Lille comme ailleurs, les langues commencent à se délier, depuis que le procureur Eric de Montgolfier a dénoncé, dans " le Nouvel Observateur ", l'existence d'une maçonnerie d'affaires susceptible de nuire, par son influence, au bon fonctionnement de la justice sur la Côte d'Azur.

En cause, entre autres, la protection dont a bénéficié Michel Mouillot, ancien maire de Cannes, mis en examen et écroué en 1996. Au coeur du système mafieux, la loge des Fils de la Vallée de la GLNF, où se côtoyaient Mouillot, Jean-Paul Renard, doyen des juges d'instruction de Nice, ainsi qu'une belle brochette d'affairistes corrupteurs, de magistrats et de policiers influents. Et influençables. Autre énorme scandale maçon, dans le Var : celui des militaires ripoux de l'arsenal de Toulon, qui touchaient des pots-de-vin sur leurs achats et ont bénéficié d'incroyables protections judiciaires et hiérarchiques. La chronique s'enrichit tous les jours. La GLNF vient ainsi de suspendre Guy Kornfeld, " membre du collège national " et " adjoint au directeur des cérémonies ". Il avait été interpellé et inculpé à Monaco pour avoir remis à la banque Edmond de Rothschild, moyennant commission, 3,6 millions de francs de bons au porteur provenant d'un vol en Belgique.

Impossible d'occulter ce fait : depuis les affaires Luchaire, Pechiney et Société générale, il y a douze ans, jusqu'à l'affaire Elf, celle de la Mnef, des paillotes corses, des fausses factures du RPR, du Carrefour du Développement, du Crédit lyonnais, ou du sang contaminé, toutes ont impliqué, à des degrés divers, des francs-maçons. Pour comprendre ces faits, il faut, tout d'abord, rappeller ce qu'est la franc-maçonnerie.

Au XIIIè et au XIVè siècles, les corporations d'ouvriers étaient réparties à travers toute l'Europe chrétienne. Le premier atelier de tailleurs de pierre avait été fondé en l'an 1015, à Strasbourg. A cette époque, les corporations d'ouvriers étaient sous l'influence des ordres ecclésiastiques; elles commencèrent à se libérer vers le XIVè siècle. Les ouvriers maçons bâtirent les cathédrales de Cologne, de Strasbourg, de Saint-Denis et bien d'autres. Ils laissaient leurs marques sur la pierre.

Le Regius, d'origine anglaise est également appelé Manuscrit royal. Il renseigne sur l'organisation du métier de maçon sans que le mot "free-mason" soit mentionné. Le terme franc-maçon, apparaît pour la première fois lors d'une rencontre à Ratisbonne en 1459 de toutes les loges compagnonniques du Saint-Empire germanique qui s'unissaient dans une Fédération chargée d'unifier les grades et les rites. L'empereur germain ayant accordé à cette fédération des privilèges spéciaux, des " franchises ", ses membres prirent le nom de Frei-Maurer, c'est-à-dire francs-maçons. De tels faits s'étaient produits bien antérieurement en Angleterre où on parlait, au XIIIè siècle, des free stone masons pour désigner les maçons initiés qui savaient tailler et travailler la pierre.

Quatre loges londoniennes se réunissent en 1717 pour former la Grande Loge de Londres. Les francs-maçons élisent un Grand-Maître : Anthony Sayer en 1717. En 1719, Jean-Théophile Désaguliers, physicien et fils de huguenot français est le nouveau Grand-Maître. Désaguliers et le pasteur James Anderson rédigent ensemble les Constitutions d'Anderson (1723). Ces constitutions forment le manifeste de la franc-maçonnerie spéculative. En ce qui concerne la religion, les constitutions sont révolutionnaires car elles tolèrent toutes les opinions particulières et inventent une nouvelle " croyance " : l'amitié qui s'exprime par la sincérité et la bonté.

Aujourd'hui, le grand public se fiant aux informations diffusées par les médias s'imagine que la franc-maçonnerie est une institution monolithique. La réalité est bien plus complexe. Ainsi quand on entend parler des " affaires de la franc-maçonnerie " ou des " réseaux de la franc-maçonnerie ", on s'imagine que l'institution maçonnique est UNE et indivisible comme la République. Or, il existe deux types de courants maçonniques :

1) La franc-maçonnerie religieuse et ultra-conservatrice, pratiquée majoritairement par les anglo-saxons mais également présente en France. Cette Maçonnerie impose à ses membres plusieurs règles appelées " landmarks ". Ces règles sont les suivantes :
- interdiction d'initier des femmes,
- interdiction de réfléchir en loge sur des sujets d'ordre politique, religieux ou sur la société,
- obligation absolue de croyance en un dieu révélé (en général le dieu des chrétiens).
Six millions d'hommes pratiquent ce type de Maçonnerie de part le monde.

2) Le deuxième courant est adogmatique. Il accepte en son sein les athées, les agnostiques aussi bien que les croyants. Il existe des loges pour les hommes, des loges pour les femmes et des loges mixtes. Tous les choix sont possibles. La franc-maçonnerie adogmatique travaille à " l'amélioration matérielle et morale de l'humanité " au moyen de réflexions qui parfois se transforment en lois (abolition de l'esclavage, droit à l'avortement, planning familial, droit à la contraception...).

Il semblerait que la franc-maçonnerie échappe à la notion de secte. En effet, la Maçonnerie ne propose pas de " doctrine " puisqu'elle prône la liberté absolue de conscience. Les preuves de la diversité philosophique et religieuse au sein des loges sont discernables par la simple lecture de n'importe quel ouvrage de référence. En effet, si on consulte un dictionnaire d'histoire ou une encyclopédie, on s'aperçoit que les loges maçonniques ont accueilli en leur sein des juifs : les ministres Crémieux et Jean Zay, des musulmans : le plus connu étant Abd el-Kader, des positivistes : Littré et Jules Ferry, etc... Mais cela ne suffit pas pour dédouaner entièrement la franc-maçonnerie de tous soupçons. Il faut maintenant chercher à savoir si la franc-maçonnerie est un "groupement clos sur lui-même" . Le principal reproche qui est fait aux francs-maçons consiste à les taxer de "comploteurs". On leur reproche également de ne pas vouloir ouvrir au grand public les portes de leurs loges.

La franc-maçonnerie comme toutes les associations loi 1901 fonctionnent avec des statuts déposés dans les préfectures. Chaque loge est dirigée par un président : le vénérable, élu pour trois ans maximum. Les autres fonctions électives sont les suivantes :

- le trésorier qui enregistre les cotisations des frères.
- L'hospitalier qui gère le tronc de solidarité envers les frères nécessiteux.
- L'orateur qui est le garant de la régularité de chaque décision prise dans la loge en fonction du règlement de l'obédience.
- Le secrétaire qui dresse le compte rendu des réunions, il est également le lien entre la loge et l'obédience pour toutes les informations d'ordre administratif.
- Le premier surveillant qui est chargé d'enseigner le symbolisme aux compagnons et doit également les guider dans leurs exposés.
- Le second surveillant qui doit guider les apprentis dans leur découverte de la franc-maçonnerie et qui les encadre dans leurs recherches.
- Le grand-expert qui doit veiller au respect du rituel.
- Le maître des cérémonies qui accompagne les frères conférenciers dans leurs déplacement, de la colonne vers l'orient.
- Le couvreur qui garde la porte de la loge et veille à ce qu'aucun profane n'entre dans le temple.
- Le maître de la colonne d'harmonie qui choisit et diffuse le programme musical au cours accompagnant le rituel.

Les francs-maçons utilisent un rituel pour le bon fonctionnement de leurs travaux. Le rituel n'est ni plus ni moins qu'une méthode de travail. Il impose le silence aux apprentis. Ce qui leur permet d'apprendre l'humilité et la mesure du langage.

Concernant les scandales politico-financiers, les trois grandes obédiences sont concernées. Que ce soient Roland Dumas, André Guelfi, André Tarallo ou Alfred Sirven dans l'affaire Elf ; Jacques Crozemarie dans l'ARC ; Michel Reyt ou René Trager fournisseurs de cash au PS et au RPR ; Michel Garretta au CNTS ; Pierre Despessailles ou Giancarlo Paretti au Crédit lyonnais ; sans oublier les hommes politiques Maurice Arreckx (UDF-PR), Jean-Michel Boucheron d'Angoulême (PS), Jacques Mellick (PS), Claude Pradille ou Patrick Balkany. Et encore ne citons-nous là qu'une partie des personnalités franc-maçonnes ayant eu maille à partir avec la justice. Cruellement, la situation peut se résumer ainsi : la très grande majorité des francs-maçons, bien sûr, ne sont pas, loin de là, des canailles ; mais on trouve une proportion effarante de frères parmi les escrocs patentés de la délinquance en col blanc. Alors même que le maçon, selon la règle, doit " laisser ses métaux à la porte du temple ", c'est-à-dire l'argent, l'orgueil, l'intérêt..

Il faut rappeller que les francs-maçons ont presque toujours été persécutés par les régimes dictatoriaux. Et que Vichy les a traqués dans l'administration. " Mais la vérité historique oblige à dire que les francs-maçons qui ont été les plus durement frappés étaient en même temps soit juifs, soit résistants, soit communistes ou bien tout à la fois ", dit un vénérable d'une loge du Grand Orient qui rappelle que si Jean Moulin et Pierre Brossolette étaient maçons, René Bousquet ou Maurice Papon l'étaient aussi. Tout comme Salvador Allende et... Augusto Pinochet !

Peut-on comprendre la bataille qui a opposé, à la tête d'EDF, Edmond Alphandéry et son numéro deux Pierre Daurès si on ne sait pas que l'ancien ministre voulait réduire l'influence des francs-maçons au sein de l'entreprise publique, alors que Daurès en était le chef de file ? La bataille s'est conclue par la défaite des deux hommes et la nomination à la présidence d'EDF de François Roussely, négociateur habile et franc-maçon (à la GLNF) convaincu.

Sait-on encore qu'une partie des dérapages dans l'affaire Grégory tenait au fait que les réseaux francs-maçons, au sein de la magistrature et de la presse, faisaient circuler des informations manipulées ? Encore aujourd'hui, la connivence entre certains journalistes judiciaires et certains magistrats ne s'explique que par leur appartenance à la même obédience, voire à la même loge. A l'inverse, on ne peut décoder les conflits de personnes entre le parquet, les juges financiers et les policiers si l'on ne tient pas compte de l'appartenance de tel ou tel à la franc-maçonnerie et de l'hostilité de tel ou tel autre. " Les juges du pôle financier sont ouvertement anti-maçons, affirme un membre " initié " de la brigade financière : nous faisons actuellement l'objet d'une véritable chasse aux sorcières, qui ne risque pas de se calmer avec l'arrivée de Renaud Van Ruymbeke, le tombeur de Robert Boulin et de Michel Reyt. " Quand Eva Joly et Laurence Vichnievsky, les juges vedettes de l'affaire Elf, se disent victimes de pressions, elles ont en tête les services secrets, qui suivent le dossier avec une attention à peine dissimulée, mais aussi certains réseaux policiers, corses et aussi maçons, ceux-ci, du reste se recoupant souvent.

Peut-on écrire l'histoire d'Air France si l'on ne sait l'importance de la maçonnerie au sein de cette compagnie et d'abord à sa tête, de Pierre Giraudet à Christian Blanc ? Comment déchiffrer le jeu truqué des tribunaux de commerce sans parler des arrangements entre juges et administrateurs judiciaires maçons, récemment dénoncés par l'ex-policier Antoine Gaudino et le député Arnaud Montebourg ?

Les francs-maçons eux-mêmes ont d'ailleurs pris la mesure du problème et engagé une opération tabliers propres afin d'en finir avec les combines qui gangrènent leurs obédiences et souillent leur réputation. " Nous avons radié 71 personnes en 1999, et le rythme actuel est de 3 par mois, explique Jean-Pierre Pilorge, porte-parole de la GLNF, qui passe, ajoute-t-il, une heure à lire la presse chaque matin pour voir si l'un de nos membres est mis en cause " (déclaration au " Journal du dimanche ").

Dans les loges, parfois des dizaines d'années avant leur promulgation, on a débattu des lois créant l'impôt sur le revenu, les congés payés, le logement social, la majorité à 18 ans, la légalisation de l'avortement ou l'abrogation de la peine de mort. Le frère Lucien Neuwirth a voué toute son énergie à faire voter la loi sur la contraception qui porte son nom, et qui avait été longuement travaillée dans les loges. Mais aujourd'hui, le débat s'est appauvri : les maçons, à l'image de la société, sont divisés sur les nouveaux problèmes de société, comme le chômage ou l'illettrisme, le communautarisme, la société multiraciale, l'islam, la bioéthique, etc. Le déclin idéologique conduit les obédiences au repli. Au sein du Grand Orient, certains se sont peu à peu enfermés dans un discours laïque intégriste sans prise sur l'époque.

C'est à une véritable révolution culturelle qu'appellent désormais les plus audacieux des francs-maçons. En cause : le recrutement par cooptation, responsable de tant de dérives, grandes ou petites, quand le repli corporatiste ou notabiliaire l'emporte sur le désir d'ouverture. Comme celles de la loge Spartacus, créée en 1984 par le grand maître Roger Leray, dont le vénérable est Gérard Emery, directeur délégué à France Télévision : elle réunit des responsables de l'audiovisuel public et de Canal+, parmi lesquels Jean-Pierre Cottet, ancien directeur des programmes de France 2, ou Alain Moreau, avec qui celui-ci avait créé une maison de production, des ingénieurs de France Télécom, des producteurs et des diffuseurs de programme télé, dans un promiscuité troublante.

Ce genre de relations consanguines est institutionnalisé dans les fraternelles, ces associations qui regroupent les frères d'une même profession, quelle que soit leur obédience. En contradiction totale avec l'idéal maçon, qui est de " rassembler ce qui est épars ", c'est-à-dire de regrouper des hommes de toute origine. Les fraternelles de la police, de la gendarmerie, de la magistrature, des mandataires de justice posent d'autres problèmes, soulevés par le procureur Montgolfier.

Il y a aussi dans certaines villes un " club des 50 " qui réunit 50 hommes d'affaires maçons, et pas un de plus, qui cultivent entre eux leurs intérêts réciproques. On tombe là dans les bas-fonds de la maçonnerie d'affaires. A l'autre extrême, secrète et mythique, il y a la maçonnerie des " grades supérieurs ". Ceux qui y ont accès sont triés sur le volet. Ils se cooptent dans le secret le plus absolu. Particularité : les hauts grades sont libérés de toutes les contraintes, en particulier du rituel. Dans cette hiérarchie de l'ombre, on trouve le gratin de la haute fonction publique ainsi que quelques grands patrons. L'affairisme, dit-on, n'y a pas sa place.

Quelle est l'influence des réseaux maçons sur la vie publique ? Dans l'enseignement, on a beaucoup dit qu'ils avaient joué un rôle déterminant dans l'élimination de Claude Allègre et dans la constitution du cabinet de Jack Lang. " Complètement faux, récuse le recteur Christian Forestier (GO), directeur de cabinet. Je suis le seul maçon du cabinet ! Et je puis vous assurer que la maçonnerie ne joue aucun rôle dans l'Education nationale. " Et dans le recrutement politique ?

De nombreux députés et élus locaux sont maçons - ainsi que beaucoup de préfets : Claude Erignac et... Bernard Bonnet, par exemple. En Touraine, centre de la franc-maçonnerie française, ils le sont presque tous. Alain Rafesthain, le successeur de Michel Sapin à la présidence de la Région du Centre, a d'ailleurs été désigné par les loges.

La filière nucléaire française civile, via le Commissariat à l'Energie atomique et EDF, et plus encore la bombe atomique, en revanche, reste très liée aux maçons. " La bombe française était un vrai projet d'indépendance nationale, affirme un de ceux qui a connu cette épopée : c'était une affaire d'hommes et de conscience. " Tout s'est joué au sein d'une fraternelle, à la direction des affaires militaires du CEA. Dont le président est aujourd'hui Emmanuel Duval. Beaucoup d'industriels de la Défense sont maçons - dont Pierre Faurre, patron de la Sagem, membre de la GL, ou Serge Dassault (GO, actuellement sous le coup d'une mesure de suspension)... Et beaucoup de militaires aussi, à commencer par un des plus hauts gradés, le général cinq étoiles Raymond Germanos (GLNF), inspecteur général des armées. Via la GLNF, des passerelles sont jetées vers l'industrie de défense des Etats-Unis, où l'implantation maçonne est très forte, comme dans tout l'establishment américain.

Bref, plus que jamais, l'influence de la maçonnerie répond à la définition qu'en donnait de Gaulle : " Pas assez importante pour qu'on s'y intéresse ; trop importante pour qu'on s'en désintéresse. " Assez importante en tout cas pour nécessiter une clarification.


Demesmaeker Tony



source : http://www.lemondepolitique.free.fr


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Message Posté le : Sam 25 Sep - 09:31 (2010)    Sujet du message : Les Frangins de la France qui pue Répondre en citant

Citation :

Un général condamné pour détention d'images pédopornographiques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 13.04.10 | 22h32 • Mis à jour le 13.04.10 | 22h32

Le général Raymond Germanos, qui s'était fait connaître du grand public pendant la première guerre du Golfe en 1990-1991, a été condamné, mardi 13 avril à Paris, à dix mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des milliers d'images pédopornographiques entre 2004 et 2008. Le tribunal correctionnel n'a pas suivi le parquet, qui demandait un an de prison avec sursis avec une obligation de soins psychiatriques et une "mise à l'épreuve", sorte de contrôle judiciaire, pour deux ans.

Ce général cinq étoiles – plus haut grade dans l'armée française – de 69 ans, qui fut chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard, était accusé d'avoir détenu des photos et vidéos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans. "Suite à une perquisition à votre domicile, les policiers ont découvert plus de 3 000 images pédopornographiques sur le disque dur de votre ordinateur et sur une clé USB", a rappelé la présidente, Marie-Françoise Guidolin. Ces images, "parmi les plus hard que le tribunal ait eu à connaître", mettent en scène "des enfants extrêmement jeunes" subissant "des actes inqualifiables", a-t-elle dit.

Le général Germanos a reconnu les faits devant le tribunal, assurant qu'il s'agissait d'une infraction purement intellectuelle et qu'il n'avait jamais eu de rapports sexuels avec des enfants. Il a par ailleurs tenté à l'audience d'expliquer son comportement par des raisons médicales. Le téléchargement est intervenu pendant "une période extrêmement perturbée pour moi à cause de problèmes médicaux", a expliqué l'officier. La "fin 2005" correspond avec "le moment où ma tumeur s'est beaucoup développée. Jusque-là, je n'ai eu aucune déviance de ce côté".

L'affaire avait été révélée en septembre 2006 par Interpol, qui a transmis à la justice française une liste d'internautes français ayant téléchargé des photographies pédophiles sur un site autrichien.


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Admin9637
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Message Posté le : Lun 6 Juil - 15:20 (2015)    Sujet du message : Les Frangins de la France qui pue Répondre en citant

Retrouvée récemment, une traduction d'un texte paru dans Libération en avril 1991 et rerpis par Serge Daney. Extrait : 


"Result : partisans of the war refrained from attacking the media too much – an attack which, this time, went against their convictions. Which meant uniting behind the national interest and obeying one’s leaders (who are, by their own admission, Good itself), as well as directly granting the smiling Raymond Germanos the right to manage the news as he pleases.(2)". Et l'annotation nous informe comme suit : " Raymond Germanos: the French General from the Ministry of Defence responsible for news briefings during the Gulf War.". 

C'est quand même bien curieux qu'on n'aie jamais, par la suite, évoquer cette fonction...


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Message Posté le : Aujourd’hui à 14:20 (2018)    Sujet du message : Les Frangins de la France qui pue

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